Depuis 12h TU, les forces loyalistes ont repris le contrôle de la situation grâce à l'arrivée dans la capitale gambienne de renforts venus de deux grosses casernes à l'intérieur du pays. Mais la Gambie est passée ce mardi matin très près du coup d'Etat. Selon des sources officielles, des assaillants sont arrivés par pirogue de la côte sud du pays, frontalière avec la Casamance, et ont visé le palais présidentiel dans la nuit. Ils ont ensuite pris le contrôle de la radio, de la télé ainsi que des accès à l'aéroport.
Ce commando, sur lequel on ne sait pas encore grand chose, aurait été conduit par un militaire déserteur, un ex-capitaine du nom de Lamin Sanneh. Cet ancien membre de la garde rapprochée du président Jammeh aurait été tué ce mardi matin avec deux autres assaillants. Un autre membre du commando aurait été capturé sur les lieux de l’accrochage. Dans la soirée, le calme est revenu à Banjul.
Ces événements se sont déroulés en l'absence du président gambien Jammeh, en voyage à Dubaï. Son avion s’est posé mardi soir à l’aéroport de N'Djamena, au Tchad, pour une escale technique habituel pour faire le plein de kérosène. Yahya Jammeh est apparu détendu. Selon notre correspondant au Tchad, il s'est entretenu dans le salon d'honneur de l'aéroport avec le Premier ministre tchadien. Le président gambien a quitté la capitale tchadienne quelques heures après.
Ce n'est pas la première fois que le président Jammeh, au pouvoir depuis vingt ans, fait l’objet d’une tentative de renversement. Des rumeurs couraient depuis plusieurs jours, à Banjul, mais aussi à Dakar, où ces derniers jours certains opposants gambiens annonçaient la chute imminente de leur président.
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