Quasiment 5 ans après la révolution, la torture n'est plus systématique comme sous la dictature de Ben Ali. Mais elle persiste en prison ou lors des gardes à vue, explique Hend Khechine de l'OMCT, l'Organisation mondiale contre la torture.
Cette ONG documente de nombreux dossiers de mauvais traitements. « Ça peut être des coups de matraque, des coups de pied ; ça peut être aussi l’introduction de bâton dans l’anus, une pratique qui continue beaucoup malheureusement. Ca peut être aussi la privation de soins médicaux, de manger, de dormir, etc », explique Hend Khechine.
La plupart du temps, ces témoignages proviennent de jeunes hommes, issus de milieux défavorisés, interpellés pour vol, consommation de cannabis ou, plus rarement, dans des affaires de terrorisme. Pour Gabriele Reiter, à la tête du bureau tunisien de l'OMCT, ces jeunes ont souvent peur de dénoncer leurs bourreaux. « On sent la peur de porter plainte, parce qu’ils pensent qu’il y aura des représailles pour eux ou leurs familles, c’est un grand souci».
Depuis deux ans, l'OMCT a aidé 70 personnes à porter plainte. Mais les procès n'aboutissent pas et pour l'instant, aucun tortionnaire présumé n'a encore été condamné.
source:rfi.fr
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