Malgré sa silhouette frêle et son visage marqué par les années, Joseph Warioba n’a pas perdu son sens de l’analyse politique. Lors de la conférence annuelle du Centre pour la démocratie en Tanzanie, ce lundi 7 septembre 2026, l’ancien Premier ministre n’a pas mâché ses mots. « La paix ne vient pas avec les armes, vous ne protégerez pas la paix avec ça, mais en ce moment, nous semblons penser que c’est le cas. Les armes peuvent apporter de la stabilité, mais pas la paix. Nous devons revenir aux bases », a-t-il lancé.
Ces « armes » dont parle l'ancien Premier ministre font référence à la gestion des manifestations lors de l’élection présidentielle en octobre dernier. Selon le bilan officiel, plus de 500 personnes ont été tuées. Les associations de défense des droits humains, elles, parlent plutôt de milliers de morts.
La crainte permanente de la répression
Depuis, la présidente Samia Suluhu Hassan fait régner la terreur sur le pays. L'opposition garde le silence par peur des arrestations ou des kidnappings. Joseph Warioba, lui, n’hésite pas à dire ce qu’il pense depuis plusieurs semaines déjà.
Les tensions sont d’autant plus palpables depuis la démission du vice-président Emmanuel Nchimbi, puis de son expulsion du parti, quelques jours plus tard. Ce dernier avait encouragé cet été les Tanzaniens à se « battre pour une nouvelle constitution ». Depuis son départ de la vie politique, Nchimbi n’a pas été vu en public et serait, selon certaines sources, sous assignation à résidence.
Ces « armes » dont parle l'ancien Premier ministre font référence à la gestion des manifestations lors de l’élection présidentielle en octobre dernier. Selon le bilan officiel, plus de 500 personnes ont été tuées. Les associations de défense des droits humains, elles, parlent plutôt de milliers de morts.
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