Nous prenons acte des acquis ou privilèges accordés à nouveau aux fonctionnaires.
Monsieur le Président, je ne vous apprends pas que les fonctionnaires au Sénégal sont moins de 200 000 sur plus de 18 000 000 de Sénégalais, soit environ 1 % de la population sénégalaise.
Monsieur le Président, ces 1 % de Sénégalais s’emparent de 1 485 milliards par an sur le budget national, c’est-à-dire sur le contribuable sénégalais.
Peut-être qu’ils le méritent, peut-être qu’ils travaillent dur pour le mériter.
Ma question est de savoir, Monsieur le Président, pour qui travaillent ces fonctionnaires pour mériter une augmentation généralisée de salaire de 100 000 F CFA. Quels sont les résultats fournis par ces fonctionnaires pour mériter une hausse de 1,6 milliard ?
Le Sénégalais lambda a-t-il vu son niveau de vie s’élever grâce au fonctionnaire qui est censé être son serviteur ?
Au contraire, Monsieur le Président, le Sénégalais se sent aujourd’hui frustré face au fonctionnaire qui bénéficie d’une assurance-vie assurée par sa propre contribution, mais qui ne lui accorde ni respect ni considération.
Je vous l’apprends, Monsieur le Président : ce même citoyen qui cotise pour le paiement des salaires des fonctionnaires est très souvent dans l’obligation de les corrompre pour un service rendu.
Allez dans les mairies, dans les agences, dans tous les lieux administratifs ainsi que sur les routes lors des contrôles de véhicules : vous verrez sur le visage du Sénégalais la frustration causée par le mauvais traitement qu’il reçoit du fonctionnaire qu’il nourrit lui-même.
Le fonctionnaire mérite une augmentation de salaire et une meilleure motivation pour de meilleurs résultats.
Mais, Monsieur le Président, le citoyen lambda mérite aussi un bon traitement. Le Sénégalais qui évolue dans le secteur privé, qui absorbe plus de 11 000 000 d’emplois, mérite d’être mis à l’aise pour travailler. Il mérite que ses chantiers soient débloqués. Il mérite l’accès à l’eau et à l’électricité. Il mérite des infrastructures hospitalières modernes, un plateau médical relevé, mais aussi une sécurité confortable.
Monsieur le Président, le Sénégalais lambda est fatigué. Il est harcelé sur la route en vendant des noix d’acajou, agressé dans les coins sous les moteurs de voitures en réparation, piétiné devant sa maison en train de vendre des mangues, des pastèques ou des oranges.
Monsieur le Président, le Sénégalais est intimidé à longueur de journée par les fonctionnaires qu’il nourrit lui-même et qui sont censés être en permanence à son service.
Pour finir, Monsieur le Président, je vous annonce que le citoyen sénégalais réclame sa part.
Monsieur le Président, je ne vous apprends pas que les fonctionnaires au Sénégal sont moins de 200 000 sur plus de 18 000 000 de Sénégalais, soit environ 1 % de la population sénégalaise.
Monsieur le Président, ces 1 % de Sénégalais s’emparent de 1 485 milliards par an sur le budget national, c’est-à-dire sur le contribuable sénégalais.
Peut-être qu’ils le méritent, peut-être qu’ils travaillent dur pour le mériter.
Ma question est de savoir, Monsieur le Président, pour qui travaillent ces fonctionnaires pour mériter une augmentation généralisée de salaire de 100 000 F CFA. Quels sont les résultats fournis par ces fonctionnaires pour mériter une hausse de 1,6 milliard ?
Le Sénégalais lambda a-t-il vu son niveau de vie s’élever grâce au fonctionnaire qui est censé être son serviteur ?
Au contraire, Monsieur le Président, le Sénégalais se sent aujourd’hui frustré face au fonctionnaire qui bénéficie d’une assurance-vie assurée par sa propre contribution, mais qui ne lui accorde ni respect ni considération.
Je vous l’apprends, Monsieur le Président : ce même citoyen qui cotise pour le paiement des salaires des fonctionnaires est très souvent dans l’obligation de les corrompre pour un service rendu.
Allez dans les mairies, dans les agences, dans tous les lieux administratifs ainsi que sur les routes lors des contrôles de véhicules : vous verrez sur le visage du Sénégalais la frustration causée par le mauvais traitement qu’il reçoit du fonctionnaire qu’il nourrit lui-même.
Le fonctionnaire mérite une augmentation de salaire et une meilleure motivation pour de meilleurs résultats.
Mais, Monsieur le Président, le citoyen lambda mérite aussi un bon traitement. Le Sénégalais qui évolue dans le secteur privé, qui absorbe plus de 11 000 000 d’emplois, mérite d’être mis à l’aise pour travailler. Il mérite que ses chantiers soient débloqués. Il mérite l’accès à l’eau et à l’électricité. Il mérite des infrastructures hospitalières modernes, un plateau médical relevé, mais aussi une sécurité confortable.
Monsieur le Président, le Sénégalais lambda est fatigué. Il est harcelé sur la route en vendant des noix d’acajou, agressé dans les coins sous les moteurs de voitures en réparation, piétiné devant sa maison en train de vendre des mangues, des pastèques ou des oranges.
Monsieur le Président, le Sénégalais est intimidé à longueur de journée par les fonctionnaires qu’il nourrit lui-même et qui sont censés être en permanence à son service.
Pour finir, Monsieur le Président, je vous annonce que le citoyen sénégalais réclame sa part.
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