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Le financement et la solidarité des Etats au menu du 29e sommet de l’UA

Comment l'Union africaine peut-elle rester crédible si elle n'est pas financée par les Africains eux-mêmes ? C'est l'une des questions clés du 29e sommet de l'UA, qui doit se tenir lundi 3 et mardi 4 juillet à Addis-Abeba. Et dès vendredi, le nouveau président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, élu en janvier dernier, a mis les pieds dans le plat, rappelant au passage que lorsque l’union de l’Afrique est réussie, elle a remporté des batailles.



Lors de l’ouverture du Conseil des ministres de ce 29e sommet de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat s’est voulu presque alarmiste : « Je dois ici être franc avec vous. Notre crédibilité internationale est très importante. Partout où j’ai été ces derniers cent jours, j’ai perçu la même réconfortante appréciation. Aucune organisation internationale, aucune grande ou moyenne puissance dans le monde n’entend plus désormais agir en Afrique sans l’Union africaine. Continuer à mériter cette immense reconnaissance nous impose de prendre les mesures, des réformes ,qui nous permettent de maintenir notre rang ».
 
La première réforme à faire, c’est l’autofinancement. L’Union africaine ne peut plus être financée par les Occidentaux et les Chinois, et c’est aux chefs d’Etat africains de prendre les bonnes décisions lundi et mardi prochain.
 
L’union fait vraiment la force…
 
Autre sujet abordé lors ce Conseil des ministres : la solidarité des Etats. Quand l'Afrique fait bloc, elle gagne de belles batailles. Ainsi l'élection le 23 mai dernier du médecin éthiopien Tedros Adhanom à la tête de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais à la veille du 29e sommet de l'UA, le nouveau président de la commission de l'UA a regretté que, dans bien des cas, les Africains restent divisés.
 
Pour ou contre Kadhafi en 2011 ? Pour ou contre la Cour pénale internationale aujourd’hui ? Il y a bien des sujets sur lesquels l’Afrique n’arrive pas à parler d’une seule voix. Vendredi à Addis-Abeba, le Tchadien Moussa Faki Mahamat l’a vivement regretté : « Chaque fois que nous avons gardé notre unité et parlé d’une seule voix, nous avons remporté des victoires. Malgré ces progrès, nous avons continué à donner l’image, dans beaucoup d’occasions d’un déploiement, en ordre dispersé. Certains partenaires continuent d’encourager cet état de fait, entre temps avec l’Afrique, en toute méconnaissance de notre choix de parler désormais d’une seule voix ».
 
Alors comment mettre fin à ces divisions ? Faut-il renforcer les pouvoirs de la Commission de l’UA, au détriment peut-être du pouvoir de chacun des 55 Etats qui composent cette Union africaine ? Encore une question sur laquelle se pencheront les chefs d’Etat africains lundi et mardi prochain.

Rfi.fr

Dimanche 2 Juillet 2017 - 09:10



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