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Le français Solveo espère contribuer à résoudre les problèmes énergétiques de la Guinée

C’est une solution originale pour résoudre les problèmes d’étiage en Guinée qu’a proposé une PME toulousaine, Solveo. En saison sèche les barrages guinéens tournent à bas régime et la production d’électricité décline. Solveo va construire un centrale photovoltaïque de 45 mégawatts. Ce sera par ailleurs, le premier projet de centrale solaire d’envergure en Guinée.



Avec un potentiel hydroélectrique estimé à 7 000 mégawatts, la Guinée fait logiquement le pari des barrages fluviaux. Mais lors de la saison sèche, de janvier à juin, le niveau d’eau diminue drastiquement et les barrages produisent moins. Pour résoudre ce problème d’étiage, Jean-Marc Mateos, le président du groupe Solveo a proposé aux autorités guinéennes d’utiliser l’énergie solaire. « En fait l’idée, c’est la complémentarité avec la centrale hydraulique. C’est-à-dire qu’ils vont pouvoir économiser de l’eau et produire avec la centrale hydraulique, uniquement le soir », explique Jean-Marc Mateos.
 
Le français Solveo produit de l’électricité à partir d’énergies renouvelables, il conçoit aussi des centrales solaires et des éoliennes. L’idée d’aller travailler en Guinée est venue en 2011, après une rencontre avec… un footballeur. « Fodé Mansaré qui était alors un footballeur professionnel du Toulouse Football Club était venu me voir, m’expliquant qu’il fallait reconstruire son pays, qu’il y avait de gros besoins en infrastructure et surtout en électricité. »
 
« Nous ne sommes pas là pour remplacer le secteur privé »
Fin 2011, Solveo se lance dans le projet et fait appel pour son développement à InfraCo Africa, une société dite à impacts, financée par des fonds publics britanniques, néerlandais et suisse.
 
Pour Nabil Saïmi, le directeur du développement d’InfraCo Africa : « Nous ne sommes pas là pour remplacer le secteur privé, mais plutôt pour apporter une réponse à une défaillance de marché. Et la défaillance de marché qui est observée sur le continent de façon globale, c’est qu’il y a d’un côté beaucoup de financements prêts à s’investir dans des projets dit “bankables”, mais d’un autre côté, il y a très peu de fonds prêts à prendre le risque de développement. »
 
Début des travaux en 2022
Et c’est toute l’originalité que de proposer aux autorités guinéennes à la fois une solution technique et une solution financière. « Nous en tant que porteurs du projet privé, on finance toutes les études de faisabilité, la mobilisation du foncier, les études d’impact environnementales selon les meilleurs standards internationaux. Une fois que nous mobilisons les financements, que ce soit de la dette ou des fonds propres, on structure le projet. Et c’est à travers le contrat d’électricité que nous amortissons nos investissements », précise Nabil Saïmi.
 
Le contrat d’achat d’électricité a été signé le mois dernier entre ce consortium et EDG, Électricité de Guinée. Les travaux de la centrale vont démarrer l’an prochain. Il faudra un an environ pour installer les 45 mégawatts de panneaux solaires.

RFI

Lundi 21 Juin 2021 - 10:23


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