"Nous avons dû fuir. Sinon, mes filles et moi aurions été tuées", déclare Fatina al-Ghoul en larmes, en regardant un tas de décombres de ce qui était sa maison.
Un bulldozer arrive et évacue les décombres de sa rue, laissée en ruines.
Fatina et neuf autres femmes, parents et voisins, ont fui leurs maisons dans le camp de réfugiés de Jénine lors des opérations militaires israéliennes de ces derniers jours, les plus importantes depuis des années.
La famille de Fatina fait partie des centaines de personnes qui retournent aujourd'hui dans ce qui reste de leurs maisons, détruites par les frappes de drones et les combats entre les Forces de défense israéliennes (FDI) et les Palestiniens armés.
Réclamations à l'Autorité palestinienne
De nombreux habitants reprochent à l'Autorité palestinienne (AP), principale instance dirigeante des Palestiniens de Cisjordanie, de ne pas les avoir protégés pendant l'opération israélienne.
Des vidéos circulant sur l'internet montrent deux représentants de l'AP contraints de quitter un enterrement après avoir été raillés par la foule.
Les citoyens se sont plaints qu'au début de l'opération, les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ont simplement permis aux véhicules militaires israéliens d'entrer dans la ville.
Fatina reproche également à l'Autorité palestinienne son inaction. "Nous sommes chez nous. Nous vivons dans la peur et nous sommes les seuls à la protéger".
Akram Rajoub, maire de Jénine et membre de l'Autorité palestinienne, n'est pas de cet avis.
Palestine : “En tant que jeunes Palestiniens, le processus politique nous a déçus”
"Il existe des accords entre l'Autorité palestinienne et Israël. L'Autorité palestinienne n'a pas rompu l'accord et les services de sécurité ont fait leur travail pendant l'opération militaire, comme l'avait demandé la direction palestinienne".
Un combattant du groupe militant palestinien a déclaré que les forces israéliennes avaient réussi à détruire plusieurs de ses installations, notamment une unité de stockage contenant des explosifs.
Toutefois, l'ampleur de l'opération dans une ville et un camp de réfugiés densément peuplés a été critiquée par le commissaire aux droits de l'homme des Nations unies (le bureau humanitaire des Nations unies s'est déclaré "alarmé").
Pour de nombreux habitants comme Fatina, l'accès immédiat à l'eau potable, à la nourriture et à un abri est désormais essentiel.
"Ce soir, nous dormirons dans la rue. Nous ne pouvons même pas nous asseoir à l'intérieur de la maison. Il n'y a nulle part où aller, ni pour nous ni pour nos voisins".
Un bulldozer arrive et évacue les décombres de sa rue, laissée en ruines.
Fatina et neuf autres femmes, parents et voisins, ont fui leurs maisons dans le camp de réfugiés de Jénine lors des opérations militaires israéliennes de ces derniers jours, les plus importantes depuis des années.
La famille de Fatina fait partie des centaines de personnes qui retournent aujourd'hui dans ce qui reste de leurs maisons, détruites par les frappes de drones et les combats entre les Forces de défense israéliennes (FDI) et les Palestiniens armés.
Réclamations à l'Autorité palestinienne
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Des vidéos circulant sur l'internet montrent deux représentants de l'AP contraints de quitter un enterrement après avoir été raillés par la foule.
Les citoyens se sont plaints qu'au début de l'opération, les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ont simplement permis aux véhicules militaires israéliens d'entrer dans la ville.
Fatina reproche également à l'Autorité palestinienne son inaction. "Nous sommes chez nous. Nous vivons dans la peur et nous sommes les seuls à la protéger".
Akram Rajoub, maire de Jénine et membre de l'Autorité palestinienne, n'est pas de cet avis.
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