Le Djidji Ayokwé, bien culturel ivoirien arraché par le colon français en 1916, rentre ce vendredi matin à Abidjan. Un retour très attendu, puisque la Côte d’Ivoire a officiellement demandé sa restitution en 2019. Ce retour marque la fin d’un long processus de négociation à la fois politique, juridique et diplomatique. Le tambour parleur a été officiellement restitué par la France à la Côte d’Ivoire, au cours d’une cérémonie à Paris, le 20 février dernier.
Pour les peuples Bidjans, le Djidji Ayokwé est une pièce importante. C’est d’abord un objet imposant : ce tambour mesure plus de quatre mètres de long et pèse près de 430 kg. Il est taillé sur du bois, poussé par un léopard.
Le Djidji Ayokwé est un instrument de communication : ce tambour permettait de transmettre des messages rituels. Il servait aussi à alerter les villageois au moment des opérations de recrutement forcé par les colons. « Pour nous, c’est beaucoup plus qu’un instrument. Il porte toute la mémoire d’un peuple », affirme Paulin Claude Danho, le vice-gouverneur d’Abidjan.
Le Djidji Ayokwé est le premier objet réclamé à la France par la Côte d’Ivoire, sur une liste comprenant 148 biens culturels. Son retour a été rendu possible après un long chemin à la fois politique, juridique et diplomatique.
En 2021, Emmanuel Macron prend l’engagement de restituer le tambour parleur. Ensuite, il y a eu une série de débats parlementaires en France, qui ont abouti, l’année dernière, à l’adoption d’une loi visant à déclasser le tambour. Cet acte permet de déroger au principe d’inaliénabilité des collections publiques.
Entre temps, le musée du Quai Branly, où le tambour parleur était conservé, a procédé à sa restauration. Plus d’un siècle après avoir quitté la lagune Ébrié, le Djidji Ayôkwé va donc être restitué à la Côte d'Ivoire. Une restitution qui va donner lieu à des grandes cérémonies sous l'égide notamment des chefs traditionnels ébriés.
Pour les peuples Bidjans, le Djidji Ayokwé est une pièce importante. C’est d’abord un objet imposant : ce tambour mesure plus de quatre mètres de long et pèse près de 430 kg. Il est taillé sur du bois, poussé par un léopard.
Le Djidji Ayokwé est un instrument de communication : ce tambour permettait de transmettre des messages rituels. Il servait aussi à alerter les villageois au moment des opérations de recrutement forcé par les colons. « Pour nous, c’est beaucoup plus qu’un instrument. Il porte toute la mémoire d’un peuple », affirme Paulin Claude Danho, le vice-gouverneur d’Abidjan.
Le Djidji Ayokwé est le premier objet réclamé à la France par la Côte d’Ivoire, sur une liste comprenant 148 biens culturels. Son retour a été rendu possible après un long chemin à la fois politique, juridique et diplomatique.
En 2021, Emmanuel Macron prend l’engagement de restituer le tambour parleur. Ensuite, il y a eu une série de débats parlementaires en France, qui ont abouti, l’année dernière, à l’adoption d’une loi visant à déclasser le tambour. Cet acte permet de déroger au principe d’inaliénabilité des collections publiques.
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