Le ministre congolais de la Santé Félix Kabange Numbi a annoncé samedi la fin de l'épidémie, 42 jours après l'enregistrement du dernier malade, soit deux fois la période d'incubation.
Le début de l’épidémie avait été annoncé officiellement par les autorités congolaises le 24 août. Il s’agissait d’une épidémie distincte de celle qui frappe l'Afrique de l'Ouest – qui a fait 5 177 morts, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Contrairement aux pays de l'Afrique de l'Ouest touchés par le virus, en RDC la maladie s'est déclarée dans une zone reculée du pays, ce qui en a facilité le contrôle.
Il s’agissait d’une « situation d’épidémie dans une zone dite rurale ou forestière », au contraire de la situation en Afrique de l’Ouest, qui concerne « une zone très passante, avec beaucoup de mouvements, de flux de populations aux frontières de trois pays », explique Stéphane Roques, directeur général de Médecins sans frontières.
Zone relativement contrôlée
« Quand vous intervenez rapidement dans une zone relativement contrôlée et que vous pouvez être à peu près sûr d’avoir sur votre "radar" l’ensemble des personnes qui ont été en contact avec les personnes contaminées, vous pouvez arriver à contrôler et surveiller cette épidémie. Ça n’est pas le cas dans des zones très denses, très urbaines telles que Conakry ou Monrovia », ajoute encore Stéphane Roques.
Le ministre de la Santé congolais Félix Kabange Numbi a également indiqué que la RDC venait de terminer la formation d'un premier groupe de 180 personnes spécialisées dans la lutte contre la maladie, « prêtes à aller intervenir en Guinée, Sierra Léone, au Liberia et au Mali. »
-
Éthiopie: des ONG s’inquiètent de possibles conscriptions forcées au Tigré
-
Zimbabwe: le Sénat adopte la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat du président
-
Au Mali, le blocus jihadiste levé sur la route menant à Mourdiah et Nara
-
Procès du 28 septembre en Guinée : 10 ans de prison requis contre le colonel Bienvenue Lama
-
Cameroun: au procès de l’assassinat de Martinez Zogo, un expert évoque les liens de l’animateur avec la présidence





Éthiopie: des ONG s’inquiètent de possibles conscriptions forcées au Tigré


