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Les délégués de la Chambre de commerce écrivent une lettre ouverte au ministre pour réclamer la mise en retraite sans délai du SG Aly Mboup



Les délégués de la Chambre de commerce écrivent une lettre ouverte au ministre pour réclamer la mise en retraite sans délai du SG Aly Mboup
Madame le Ministre,
Les travailleurs vous invitent à vous pencher sur la situation qui prévaut à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar. Nous sommes confrontés au stress permanent de la perte de nos activités au Port Autonome de Dakar (PAD), représentant plus de 90% des ressources de la CCIAD
d’une part et d’autre part au risque d’être dirigés continuellement par M. MBOUP, qui devait faire valoir ses droits à une pension de retraite depuis le 31 Décembre 2015.

Un  enfumeur  qui n’a jamais compris où se trouvent les opportunités encore moins comment juguler les menaces. Il prend seul des décisions hasardeuses, illégales, contraires aux principes de bonne gestion et de transparence admis dans les Etablissements publics du Sénégal. Les travailleurs de la Chambre de Commerce de Dakar et les élus avaient mené une campagne de protestation contre le refus de la Société TVS SEA Invest de faire peser ses produits sur nos ponts-bascules, conformément à l’usage.

En effet, certains produits notamment les pondéreux doivent être pesés et les poids certifiés par la Chambre de Commerce avant de les faire sortir du Port. Au summum de la crise, après huit mois de demandes de rencontre infructueuses formulées par les autorités de la CCIAD, le Directeur général du PAD Monsieur Aboubacar Sadikh BEYE est finalement venu d’abord, rencontrer le président par
Intérim. Puis, il a reçu une délégation des membres du bureau avant de faire une proposition, dans l’esprit des différents échanges. La proposition allait dans le sens de rationnaliser le dispositif de pesage et d’un partage des charges et des ressources générées par cette activité.

En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA sur le contrôle du gabarit et de la charge à l’essieu notamment sur les camions gros porteurs, toutes les plateformes portuaires ont l’obligation de s’équiper en pèse- essieux afin d’effectuer ce contrôle et, de délester du surplus de poids au chargement des camions avant leur sortie du Port pour éviter la détérioration précoce
du réseau routier.


Tous les acteurs portuaires conviennent que l’exploitation concomitante des ponts bascules de la CCIAD et des pèse-essieux serait inefficiente et compliquerait davantage la circulation dans le port, confronté à d’énormes problèmes de congestion. D’où la nécessité de rationnaliser le dispositif en confiant l’exploitation des pèse-essieux à la CCIAD. C’est dans cette perspective que la proposition de partage des charges et des ressources a été faite par le PAD, encore une fois selon les discussions préalables avec les membres mandatés par le bureau. Un comité composé des cadres dirigeants et du collège des délégués de la CCIAD a travaillé pendant 03 jours pour faire une contre-offre au PAD sur la base du principe de partage.

Notre étonnement a été grand d’apprendre que le « Secrétaire général » a payé deux fonctionnaires et un juriste ambulant, tous mercenaires de la plume pour lui faire un document qui, au lieu du partage des ressources, propose une subvention que la CCIAD verserait au PAD à la fin de chaque exercice !!!
Ce document a été envoyé en catimini au PAD sans être présenté aux travailleurs encore moins validé par les membres du bureau de la CCIAD comme l’avaient demandé ces derniers dans une réunion de leur instance. Nous considérons qu’en transmettant un document, aussi stratégique pour la sauvegarde et la pérennité des ressources financières et des emplois, de surcroît non validé par le bureau, Monsieur Aly MBOUP, Secrétaire général illégal, a trahi le combat des travailleurs, compromis leur avenir et passé outre, la volonté des membres du bureau de délibérer sur la contre- proposition avant de l’envoyer au
PAD.

Cette démarche empreinte de mégalomanie est une agression caractérisée à notre intelligence collective mais également une violation grave des procédures qui veulent que les choix stratégiques soient discutés en réunion de coordination. Des réunions de coordination avec les cadres dirigeants qu’il refuse de tenir depuis plus de 3 ans.

Le Président WADE disait dans son discours d’investiture en 2001 que, la gestion solitaire du pouvoir est terminée, mais force est de constater que ce n’est pas encore une réalité à la Chambre de Commerce de Dakar. En effet, à 64 ans révolus, un seul homme est à la barre, il navigue selon ses humeurs, selon ses intérêts et ceux de ses proches. Il indique, à qui veut l’entendre, de réfléchir à des projets alternatifs car « le pesage au port, c’est fini ».

Pour nous travailleurs, ce discours défaitiste est celui d’un homme dépassé par une situation qu’il n’a jamais su régler, en dépit de sa qualité de représentant de la CCIAD au Conseil d’Administration du PAD.
D’ailleurs, de l’avis de beaucoup de membres du Conseil Administration, Monsieur MBOUP est plus un laudateur des Directeurs généraux qu’un administrateur. Pour nous, l’affirmation de ses pairs administrateurs du PAD coule de source. En effet, quand il s’est agi de mettre en place la première phase du règlement 14 de l’UEMOA ; c’est-à-dire le contrôle du poids des camions à la sortie du port, Monsieur

 

Bara SADY, Directeur Général du Port a demandé en 2010 par correspondance, à toutes les sociétés qui sortaient des produits au Port de faire passer leurs camions sur les ponts-bascules de la Chambre de Commerce. Nous avons fait ce travail sans que notre représentant au CA du PAD n’ait senti que
c’était là, une opportunité que la Chambre de commerce pouvait saisir en matérialisant cette relation par un accord de partenariat signé par les deux parties.
La venue de Monsieur Cheikh KANTE comme Directeur général n’a pas changé nos rapports avec le Port. Nous avons continué de peser les camions pour le compte du Port, qui du reste est conscient de sa responsabilité d’assurer la mise en œuvre du règlement 14 en tant que plateforme portuaire. Il a, par conséquent, commencé à s’équiper en pèse- essieux.

Monsieur MBOUP nous disait, avec une certaine  désinvolture  empreinte de naïveté, ceci : «  le nouveau DG,  c’est mon ami, ne vous inquiétez pas outre mesure, il va nous donner la gestion des pèse-essieux ».
Notre « ami » Cheikh KANTE en administrateur de société averti a compris que les pèse-essieux pouvaient être rentabilisés. Par ailleurs, l’entreprise qui avait gagné l’appel d’offre de fourniture et d’installation des pèse-essieux, qui a un portefeuille d’activités sur la gestion du système de pesage dans la sous-région, a manifesté son intérêt de gérer le pesage dans le port. C’est à partir de ce moment que l’opportunité de départ s’est transformée en une menace sérieuse sur l’existence des ponts-bascules de la Chambre Commerce donc, un cauchemar pour les travailleurs.

A la même période, l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) venait de refuser à la CCIAD le pesage de containers embarquant dans les navires au départ du PAD dans le cadre de la mise en œuvre de l’amendement SOLAS. Elle a préféré agréer plusieurs de nos clients comme opérateurs de pesage.
Par la suite, plusieurs millions de francs ont été investis en pure perte par la Chambre de Commerce dans l’acquisition d’une application électronique car, disait-on, que l’ANAM nous rendra le pesage des containers.

A la lumière de ce qui précède, M. MBOUP a failli en tant que « Secrétaire général » à sa mission de veiller à la préservation et au développement des ressources financières de la Chambre. Si nous en sommes arrivés à cette situation cauchemardesque, c’est très certainement dû à l’incapacité, l’incompétence et à son refus de suivre les recommandations consignées dans des rapports. Malheureusement la CCIAD n’a rien fait en termes d’anticipation pour saisir l’opportunité, en s’équipant de pèse-essieux. M. MBOUP a préféré acheter des ponts-bascules en 2018 en Inde qui rouillent dans
des hangars à la place de pèse-essieux qui pouvaient à la fois faire office de ponts bascule.

Nous ne pouvons non plus comprendre que MBOUP ait dévoyé la proposition du Directeur général Monsieur BEYE d’une façon aussi légère. Proposition que les travailleurs et les élus ont construite suite à des mobilisations fortes et des discussions âpres. Tirant les conséquences de tout cela, nous avons demandé au Président par Intérim de prendre ses responsabilités, dans le respect de la loi 97-17 du 10 Octobre 1997 portant Code du travail notamment en son article L 69, mais également de l’Accord Interprofessionnel National sur la retraite à 60 ans de 2005 en son article 3, de
mettre M. MBOUP à la retraite sans délai.

Pour rappel, Monsieur MBOUP n’est pas un élu de la Chambre de Commerce. Par conséquent, il ne peut en aucun cas se prévaloir des dispositions transitoires de la loi 2017-15 du 06 Février 2017 portant création de la Chambre de Commerce d’Industrie et des Services du Sénégal (CCIS-SN) qui autorise en son article 8, le maintien de toutes les assemblées jusqu’à l’installation des nouvelles.
Nous avons mis entre guillemets « Secrétaire Général » parce que nulle part, nous n’avons retrouvé une trace de sa nomination encore moins, de sa confirmation à ce poste par le Ministre en charge du Commerce. Aussi, tenions-nous à notre responsabilité de vous informer de cette situation
délétère et vous invitons à agir en conséquence pour rétablir la légalité et éviter les
conflits.

Le Coordonnateur du Collège
des Délégués de la Chambre de
Commerce, d’Industrie et d’Agriculture
De Dakar

Cheikh Moussa KANE

AYOBA FAYE

Mercredi 3 Juillet 2019 - 11:00



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