Les humanitaires s'inquiètent de la dégradation de la situation des quelque 500 000 personnes déplacées, dans le nord et l'est du pays. En raison de l'insécurité, les humanitaires n'arrivent plus à venir en aide aux populations qui fuient les violences.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a indiqué vendredi être confronté à « de graves difficultés d'accès » aux personnes déplacées et réfugiées au Burkina Faso, en raison de « l'insécurité grandissante » dans le pays. Le Burkina Faso, pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique.
Risque d'épidémie et de conflits
Pour Moussa Bougma, chargé de communication du Haut-Commissariat pour les réfugiés au Burkina, si les humanitaires ne peuvent plus accéder aux déplacés, cela peut entraîner une accumulation des problèmes entre conflits et maladies :
« L’accès est devenu difficile et risqué, ce qui nous amène à craindre une dégradation de la situation humanitaire qui est déjà critique. Pour nous, cette situation est très grave et elle augmente le risque de conflit entre les déplacés et les autres communautés. Et cela augmente également le risque d’épidémie. Parce que là où sont installés ces personnes, elles sont exposées aux intempéries, au vent, à la poussière. Et il y a aussi un manque d’hygiène dans les endroits où elles sont installées. »
Il est même possible, selon lui, que ce sentiment d’abandon puisse inciter les jeunes à rejoindre des groupes armés : « Le fait que nous n’arrivons pas à apporter cette aide peut augmenter les risques pour les jeunes d’être enrôlés comme combattants par des groupes armés. Donc nous appelons tous les acteurs à travailler de sorte à ce que l’accès pour les humanitaires soit facilité. Afin que les aides puissent être apportées à ces populations qui sont dans le besoin. »
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a indiqué vendredi être confronté à « de graves difficultés d'accès » aux personnes déplacées et réfugiées au Burkina Faso, en raison de « l'insécurité grandissante » dans le pays. Le Burkina Faso, pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique.
Risque d'épidémie et de conflits
Pour Moussa Bougma, chargé de communication du Haut-Commissariat pour les réfugiés au Burkina, si les humanitaires ne peuvent plus accéder aux déplacés, cela peut entraîner une accumulation des problèmes entre conflits et maladies :
« L’accès est devenu difficile et risqué, ce qui nous amène à craindre une dégradation de la situation humanitaire qui est déjà critique. Pour nous, cette situation est très grave et elle augmente le risque de conflit entre les déplacés et les autres communautés. Et cela augmente également le risque d’épidémie. Parce que là où sont installés ces personnes, elles sont exposées aux intempéries, au vent, à la poussière. Et il y a aussi un manque d’hygiène dans les endroits où elles sont installées. »
Il est même possible, selon lui, que ce sentiment d’abandon puisse inciter les jeunes à rejoindre des groupes armés : « Le fait que nous n’arrivons pas à apporter cette aide peut augmenter les risques pour les jeunes d’être enrôlés comme combattants par des groupes armés. Donc nous appelons tous les acteurs à travailler de sorte à ce que l’accès pour les humanitaires soit facilité. Afin que les aides puissent être apportées à ces populations qui sont dans le besoin. »
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