Depuis avant-hier, le Dr Stanley court les plateaux télé et les studios radio d'Abuja. Costume cintré et cheveux bien coiffés, le porte-parole du syndicat national des médecins est en mode communication de crise. Car déclencher une grève en période de pandémie est une décision lourde pour tout professionnel de santé
« Combien de temps allons-nous continuer à risquer notre vie parce que nous voulons servir les Nigérians ? Qu'arrive-t-il aux médecins qui meurent en première ligne sans protection adéquate ? Le gouvernement ne leur donne pas d'assurance-vie. Nous ne voyons cela que dans les pubs à la télé. Mais la vérité est que nous ne voyons rien sur le terrain. »
Dans le hall de l'une des chaines les plus populaires du Nigeria, le Dr Stanley suit à l'écran son confrère le Dr Ayli interviewé en direct. Après douze ans de carrière en tant que gynécologue obstétricien, malgré sa colère, impossible pour le Dr Stanley de fuir le Nigeria comme certains de ses compatriotes médecins, épuisés par les carences locales et donc exilés en Amérique du Nord ou en Europe.
« Nous sommes restés par patriotisme. Si nous quittons tous ce pays, personne ne viendra nous remplacer pour faire le travail. Mes parents sont ici et si je pars à l'étranger, qu'est-ce qui va arriver à mon propre père ? C'est pourquoi nous sommes restés pour nous assurer d'amener le gouvernement à remplir ses obligations de santé. C'est le sens même de notre lutte. »
Le Dr Stanley promet une chose : il reprendra son poste au CHU d'Anambra, au sud du Nigeria dès que les ministères de la Santé, du Travail et des Finances répondront aux doléances des Médecins du Nigeria.
« Combien de temps allons-nous continuer à risquer notre vie parce que nous voulons servir les Nigérians ? Qu'arrive-t-il aux médecins qui meurent en première ligne sans protection adéquate ? Le gouvernement ne leur donne pas d'assurance-vie. Nous ne voyons cela que dans les pubs à la télé. Mais la vérité est que nous ne voyons rien sur le terrain. »
Dans le hall de l'une des chaines les plus populaires du Nigeria, le Dr Stanley suit à l'écran son confrère le Dr Ayli interviewé en direct. Après douze ans de carrière en tant que gynécologue obstétricien, malgré sa colère, impossible pour le Dr Stanley de fuir le Nigeria comme certains de ses compatriotes médecins, épuisés par les carences locales et donc exilés en Amérique du Nord ou en Europe.
« Nous sommes restés par patriotisme. Si nous quittons tous ce pays, personne ne viendra nous remplacer pour faire le travail. Mes parents sont ici et si je pars à l'étranger, qu'est-ce qui va arriver à mon propre père ? C'est pourquoi nous sommes restés pour nous assurer d'amener le gouvernement à remplir ses obligations de santé. C'est le sens même de notre lutte. »
Le Dr Stanley promet une chose : il reprendra son poste au CHU d'Anambra, au sud du Nigeria dès que les ministères de la Santé, du Travail et des Finances répondront aux doléances des Médecins du Nigeria.
Autres articles
-
Donald Trump assure que la Russie et l'Ukraine ont conclu un «cessez-le-feu énergétique»
-
Naufrage au large de Djibouti: au moins 109 migrants morts et 116 autres portés disparus
-
Mauritanie: reconduit dans ses fonctions, le Premier ministre Moctar Ould Diay nomme un nouveau gouvernement
-
Mali : afflux massif de près de 5 400 camions-citernes à Bamako en deux mois
-
Le Burkina mobilise près de 2 500 milliards FCFA de recettes minières en quatre ans





Donald Trump assure que la Russie et l'Ukraine ont conclu un «cessez-le-feu énergétique»


