Il y a an, au plus fort de l’épidémie d’Ebola, l’école Massaquor du bidonville de Westpoint à Monrovia, la capitale du Liberia, n’accueillait pas d’élèves. Elle avait été réquisitionnée pour les personnes présentant les symptômes du virus. Depuis, l’école a été entièrement rénovée et son proviseur s’est réjoui de voir de nouveau déferler la jeunesse dans son campus lors de la rentrée lundi matin. « Aucune génération ne sera sacrifiée et c’est une très bonne nouvelle, mais il faut être très vigilant. Les enfants, les parents, les enseignants le savent : tout le monde a un rôle à jouer », a mis en garde Gleh Mason.
Les 1 000 élèves de l’école élémentaire et primaire doivent prendre leur température à l’entrée du campus, avant de se laver les mains. Les écoles ont reçu des seaux, du savon, du chlore, des gants et des bottes en caoutchouc. Des salles ont été désignées pour isoler les cas suspects.
Le docteur Fatouma Mabeye Sidikou de l’ONG Waha international a formé 250 enseignants dans le nord-ouest du pays. « C’est sur eux que nous nous appuyons pour éviter que les enfants soient malades, pour éviter que l’épidémie se propage. Un seul cas d’Ebola dans une école c’est une catastrophe parce que ça va exposer non seulement un grand nombre d’enfants, mais aussi les enseignants et les parents », rappelle-t-elle. Les élèves n’ont toujours pas le droit de se toucher les uns les autres, la politique du zéro contact introduite au plus fort de l’épidémie à travers le pays est toujours de mise.
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