Selon les autorités soudanaises, ces soldats, dont un officier, ont été capturés le long de la frontière égypto-libyenne et détenus dans le sud de la Libye par un groupe de hors-la-loi actif dans cette zone. L'armée égyptienne affirme quant à elle que ces soldats faisaient partie d'une patrouille portée disparue. Ce mot « disparu » a fait polémique en Egypte car les autorités ont depuis le début évité de parler d’un enlèvement.
L'armée égyptienne, qui avait gardé le silence sur cette affaire, a confirmé la libération de ces soldats, qui sont arrivés lundi au Soudan, puis remis aux services de renseignements égyptiens, sans que la date de leur enlèvement soit révélée. Un chef des renseignements soudanais assure que l'opération de sauvetage a duré plusieurs jours.
Le rôle joué par le Soudan pour la libération de ces 5 soldats est vu comme un geste d'apaisement envers Le Caire. Khartoum et le Caire sont en effet divisés sur plusieurs dossiers africains y compris le dossier libyen: Le Caire est proche du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, alors que Khartoum est plus proche de Tripoli et des milices islamistes qui soutiennent le gouvernement Fayez Al Sarraj, reconnu par la communauté internationale.
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