Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Lutte contre l'excision : le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau mutualisent leurs efforts contre les mutilations génitales féminines



Les acteurs engagés dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) dans l’espace sous-régional veulent parler désormais d’une seule voix. Le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau ont entamé ce lundi 11 mai à Kolda ( au sud du Sénégal) un atelier transfrontalier de deux jours consacré à la prévention et à la lutte contre cette pratique néfaste qui affecte encore des milliers de filles et de femmes.

La rencontre, organisée avec l’appui de TGG ALM, entre dans le cadre du suivi du protocole transfrontalier de prévention et de lutte contre les MGF. Elle réunit une trentaine d’acteurs venus des trois pays voisins, notamment des représentants des services techniques, des organisations communautaires, des leaders locaux ainsi que des structures de protection des droits des femmes et des enfants.

À travers cette initiative, les participants ambitionnent de renforcer la coopération régionale afin d’accélérer l’abandon des mutilations génitales féminines dans les zones frontalières où les mouvements de populations favorisent parfois la persistance de cette pratique.

Selon les organisateurs, l’objectif principal de cet atelier est de « contribuer au suivi du cadre transfrontalier de prévention et de lutte contre les MGF entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la République de Guinée, en vue d’accélérer l’abandon de cette pratique et de renforcer la protection des filles et femmes à risque ».

Durant les travaux, les participants vont partager les protocoles relatifs au cadre transfrontalier avec les principaux acteurs concernés de chaque pays. Les échanges devront également permettre d’élaborer une feuille de route consensuelle pour la mise en œuvre et le suivi du protocole dans chaque État.

Les acteurs présents à Kolda comptent aussi définir les actions prioritaires à mener dans chaque région afin de rendre effective l’opérationnalisation du protocole transfrontalier. Une démarche qui vise à harmoniser les interventions, renforcer la surveillance communautaire et améliorer la prise en charge des victimes potentielles.

À travers cette dynamique commune, les trois pays réaffirment leur volonté de protéger davantage les filles  contre les mutilations génitales féminines et de promouvoir le respect des droits humains dans les espaces transfrontaliers.

Ismaila Mansaly (Correspondant)

Lundi 11 Mai 2026 - 15:10


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter