Depuis décembre, Andry Rajoelina est visé par une plainte, déposée par la Gen Z, devant l’Assemblée nationale. La plainte porte sur des soupçons de détournements de fonds, de dépenses publiques contestées, et des choix jugés problématiques autour de la gestion de la crise Covid.
Selon la Garde des sceaux, Fanirisoa Ernaivo, l'ancien chef de l'État malgache pourrait bientôt avoir à répondre devant la justice. « J'ai demandé au président de l'Assemblée nationale si la mise en accusation de l'ancien président de la République est inscrite à l'ordre du jour. Il a répondu "oui" », a précisé la ministre, « nous demandons que cela soit fait dans les premières semaines de la session et non vers la fin. »
Le vote de la mise en accusation par l'Assemblée nationale est la première étape obligatoire avant toute saisine de la Haute Cour de justice, la seule juridiction habilitée à juger un chef d’État. En cas d’échec du vote, le gouvernement de la Refondation a d'ores et déjà prévu un plan B, assure la ministre.
« Si la mise en accusation n'aboutit pas, nous allons trouver d'autres recours, puisque non seulement l'ancien président n'a pas la nationalité malgache, mais il a également usurpé le titre de président de la République », a précisé Fanirisoa Ernaivo.
Des observateurs de la vie publique s'interrogent pourtant sur la cohérence de cette démarche. Si la ministre ne reconnaît pas à Andry Rajoelina la qualité d'ancien président, pourquoi attendre la procédure de la Haute Cour de justice, juridiction précisément compétente pour juger les chefs d'État ? Pourquoi ne pas avoir directement demandé au procureur d'engager des poursuites judiciaires de droit commun, assorties d'un mandat d'arrêt international ? Des questions qui, pour l'heure, restent en suspens.
Selon la Garde des sceaux, Fanirisoa Ernaivo, l'ancien chef de l'État malgache pourrait bientôt avoir à répondre devant la justice. « J'ai demandé au président de l'Assemblée nationale si la mise en accusation de l'ancien président de la République est inscrite à l'ordre du jour. Il a répondu "oui" », a précisé la ministre, « nous demandons que cela soit fait dans les premières semaines de la session et non vers la fin. »
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