Assis sur une estrade, les députés se lèvent un à un. Il faut dire que chacun a sa diatribe anti-pouvoir et sa propre vision des vices du chef de l’Etat. Les explications sur les nouvelles lois électorales, la raison d’être de leur colère et de leurs manifestations a vite laissé place à un meeting politique.
Dans toutes les bouches, le nom de Hery Rajaonarimampianina revient. La foule, chauffée à blanc, applaudit, elle chante, elle scande « dégage » et « stop koulkoul », stop à la corruption.
C’est que les députés du parti TIM (fondé par l'ancien président Marc Ravalomanana) et Mapar ( le parti d'Andry Rajoelina) sont en colère contre le président, et le raillent ouvertement. La corruption des députés pro-pouvoir lors du vote des textes à l’Assemblée nationale le 3 avril, la hausse du prix du riz, du ticket pour prendre le taxi-brousse, l’argent détourné (une allusion à l’affaire Claudine), la création de nouveaux billets qui ont créé de l’inflation, tout y passe.
A ce stade, la contestation a largement dépassé la simple critique d’une loi jugée injuste. L’opposition compte bien faire tomber Hery Rajaonarimampianina, mais en utilisant des voies légales.
C’est pour cette raison que mercredi matin les représentants du TIM et du Mapar vont aller déposer une demande de destitution du président de la République à la Haute Cour constitutionnelle. Le chef de l’Etat aurait violé la Constitution lorsqu’il a ordonné aux militaires de tirer à balles réelles sur la foule samedi dernier, c’est en tout cas ce que l’opposition va invoquer comme motif.
Dans toutes les bouches, le nom de Hery Rajaonarimampianina revient. La foule, chauffée à blanc, applaudit, elle chante, elle scande « dégage » et « stop koulkoul », stop à la corruption.
C’est que les députés du parti TIM (fondé par l'ancien président Marc Ravalomanana) et Mapar ( le parti d'Andry Rajoelina) sont en colère contre le président, et le raillent ouvertement. La corruption des députés pro-pouvoir lors du vote des textes à l’Assemblée nationale le 3 avril, la hausse du prix du riz, du ticket pour prendre le taxi-brousse, l’argent détourné (une allusion à l’affaire Claudine), la création de nouveaux billets qui ont créé de l’inflation, tout y passe.
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