C'est face à des sièges de sénateurs quasi-vides que le Président de la chambre haute a procédé à la cérémonie d'ouverture de la session ordinaire.
La veille, le bureau permanent avait prévenu que « la session parlementaire auprès du Sénat sera compromise » à défaut de moyens financiers. Un budget pourtant inscrit dans la loi de Finances s'indigne Rivo Rakotovao, le président de cette institution.
« On doit engager ce qui a été écrit dans la loi mais le ministère est en train de bloquer. Pour quelles raisons ? Ce n'est pas pour toutes les institutions mais seulement pour le Sénat. Pour moi c'est un abus de pouvoir. Par exemple, le remboursement des frais médicaux des sénateurs et des employés ici, le ministre des Finances le bloque. Si on est malade, si on va à l'hôpital, on n'est même pas reçu par l'hôpital parce que je ne peux pas signer. On n'a pas l'argent. »
Le ministre des Finances qui s'est rendu à l'ouverture de la session de l'Assemblée nationale n'a pas fait le déplacement pour celle du Sénat. Alors que les parlementaires doivent examiner et voter notamment la loi de finances 2021, le manque de budget pourrait empêcher les travaux des sénateurs laisse entendre Rivo Rakotovao, qui est aussi le président du HVM, parti de l'ancien régime.
« A mon avis, c'est l'objectif du pouvoir exécutif. On fait comme si c'était l'institution le problème alors qu'en fait, pour eux, ce n'est pas l'institution le problème mais les hommes et les femmes qui sont là, qui les gênent quelque part. Donc quid de la démocratie et de la République ? C'est une institution ! »
La Chambre haute a saisi le conseil d'Etat pour contester ce blocage de budget.
Cette tension intervient quelques semaines après l'opposition du Sénat à la date fixée par le gouvernement pour l'élection sénatoriale le 11 décembre. Le mandat des sénateurs actuels court jusqu'en février 2021. Par ailleurs le nombre de sénateurs est réduit de 63 actuellement à 18. Cette réduction prise par ordonnance par le président de la République Andry Rajoeli,na, a aussi été contestée par la plupart des membres de la chambre haute, dernier bastion du HVM, parti de l'ancien régime.
La veille, le bureau permanent avait prévenu que « la session parlementaire auprès du Sénat sera compromise » à défaut de moyens financiers. Un budget pourtant inscrit dans la loi de Finances s'indigne Rivo Rakotovao, le président de cette institution.
« On doit engager ce qui a été écrit dans la loi mais le ministère est en train de bloquer. Pour quelles raisons ? Ce n'est pas pour toutes les institutions mais seulement pour le Sénat. Pour moi c'est un abus de pouvoir. Par exemple, le remboursement des frais médicaux des sénateurs et des employés ici, le ministre des Finances le bloque. Si on est malade, si on va à l'hôpital, on n'est même pas reçu par l'hôpital parce que je ne peux pas signer. On n'a pas l'argent. »
Le ministre des Finances qui s'est rendu à l'ouverture de la session de l'Assemblée nationale n'a pas fait le déplacement pour celle du Sénat. Alors que les parlementaires doivent examiner et voter notamment la loi de finances 2021, le manque de budget pourrait empêcher les travaux des sénateurs laisse entendre Rivo Rakotovao, qui est aussi le président du HVM, parti de l'ancien régime.
« A mon avis, c'est l'objectif du pouvoir exécutif. On fait comme si c'était l'institution le problème alors qu'en fait, pour eux, ce n'est pas l'institution le problème mais les hommes et les femmes qui sont là, qui les gênent quelque part. Donc quid de la démocratie et de la République ? C'est une institution ! »
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