Human Rights Watch (HRW) accuse les combattants russes d’Africa Corps d’avoir tué neuf civils, dont quatre mineurs, le 10 juillet dernier à Bombori, dans la région de Mopti, dans le centre du Mali. Dans un rapport publié jeudi 20 août 2026, l’ONG documente également des passages à tabac, des pillages et des incendies de maisons lors de cette opération menée aux côtés de soldats maliens.
Neuf civils tués, dont les plus jeunes étaient âgés de seulement six ans, des dizaines d’habitants battus, des maisons pillées et incendiées : c’est le bilan dressé par Human Rights Watch de l’opération menée le 10 juillet par Africa Corps dans le quartier peul du village de Bombori.
Si le niveau de violence de l’opération ne surprend pas Ilaria Allegrozzi, autrice du rapport de Human Rights Watch, la chercheuse s’interroge néanmoins sur le degré d’autonomie dont semblent disposer les combattants russes au Mali. « Plus d’une centaine de combattants d’Africa Corps étaient présents, contre seulement trois ou quatre soldats maliens, et ces derniers avaient principalement un rôle d’interprète. C’est important de dire ça pour la question de la responsabilité : pouvoir établir clairement qui a donné les ordres, qui a commis les crimes, qui doit rendre des comptes. »
Le but probable de l’opération : obtenir des informations sur les terroristes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), lié à al-Qaïda, qui « contrôlait » Bombori depuis neuf ans, selon les témoins interrogés par l’ONG de défense des droits humains. « Cette opération confirme une tendance : les civils se retrouvent pris entre deux feux, pris en étau entre les violences des groupes armés islamistes et des forces censées les protéger. »
Toujours d’après le rapport, aucun combattant du Jnim n’était présent à Bombori au moment de l’opération d’Africa Corps.
Neuf civils tués, dont les plus jeunes étaient âgés de seulement six ans, des dizaines d’habitants battus, des maisons pillées et incendiées : c’est le bilan dressé par Human Rights Watch de l’opération menée le 10 juillet par Africa Corps dans le quartier peul du village de Bombori.
Si le niveau de violence de l’opération ne surprend pas Ilaria Allegrozzi, autrice du rapport de Human Rights Watch, la chercheuse s’interroge néanmoins sur le degré d’autonomie dont semblent disposer les combattants russes au Mali. « Plus d’une centaine de combattants d’Africa Corps étaient présents, contre seulement trois ou quatre soldats maliens, et ces derniers avaient principalement un rôle d’interprète. C’est important de dire ça pour la question de la responsabilité : pouvoir établir clairement qui a donné les ordres, qui a commis les crimes, qui doit rendre des comptes. »
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