Deux véhicules ayant quitté vendredi 6 mars après-midi Fassala, en Mauritanie, pour se rendre à une foire hebdomadaire près de Tenenkou, au Mali, ont été stoppés par une patrouille de l'armée malienne et de ses supplétifs russes de l'Africa Corps.
Ahl El Kory se trouve à moins de dix kilomètres de la frontière, à l'intersection des régions maliennes de Ségou, Mopti et Tombouctou, là où la frontière dessine un angle droit. C’est une zone où les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) sont présents.
Exécutions
Selon les informations transmises à RFI par un survivant et recoupées auprès de plusieurs notabilités de la zone et de l'organisation locale de défense des droits humains CD-DPA, lorsque les militaires ont arrêté les véhicules, plusieurs passagers pris de panique ont tenté de s'enfuir. Ce sont eux qui ont été tués : six par balles, à bout portant, et un septième a été égorgé.
Leurs cadavres, abandonnés sur place, ont été filmés par des habitants de la zone qui se sont rendus, de nuit, sur les lieux.
Les images transmises à RFI semblent confirmer les accusations d'exécutions.
Les sources jointes par RFI assurent que les sept victimes sont membres de la communauté peule et qu'il s'agissait de civils sans armes. Les autres passagers ont été tabassés, interrogés, accusés d'être des jihadistes, puis relâchés.
L'armée malienne n'a pas communiqué sur le sujet et, sollicitée par RFI, n'a pas donné suite.
Ahl El Kory se trouve à moins de dix kilomètres de la frontière, à l'intersection des régions maliennes de Ségou, Mopti et Tombouctou, là où la frontière dessine un angle droit. C’est une zone où les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) sont présents.
Exécutions
Selon les informations transmises à RFI par un survivant et recoupées auprès de plusieurs notabilités de la zone et de l'organisation locale de défense des droits humains CD-DPA, lorsque les militaires ont arrêté les véhicules, plusieurs passagers pris de panique ont tenté de s'enfuir. Ce sont eux qui ont été tués : six par balles, à bout portant, et un septième a été égorgé.
Leurs cadavres, abandonnés sur place, ont été filmés par des habitants de la zone qui se sont rendus, de nuit, sur les lieux.
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Les sources jointes par RFI assurent que les sept victimes sont membres de la communauté peule et qu'il s'agissait de civils sans armes. Les autres passagers ont été tabassés, interrogés, accusés d'être des jihadistes, puis relâchés.
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