Voilà plusieurs mois que la crise couve entre les deux poids lourds du gouvernement, l’Istiqlal d’un côté, et les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) de l’autre.
Conflit de personnalités ou tactique politique ? Ces dernières semaines, la presse n’a cessé de relayer les attaques assassines du nouveau chef de l’Istiqlal vis-à-vis du gouvernement, au point que le Premier ministre a demandé à ce parti de clarifier sa position : dans le gouvernement ou dans l’opposition ?
Mais plus qu’une décision définitive, cette annonce de retrait sonne comme un dernier coup de poker pour affaiblir le PJD et l’obliger à accepter les demandes de l’Istiqlal (entre autres, des nouvelles têtes et plus de ministres au sein du gouvernement).
Car pour le moment, le retrait de l'Istiqlal n’est pas effectif. C’est au conseil exécutif du parti que revient le dernier mot. D’ici là tout est possible. Et des négociations vont sans doute avoir lieu les prochains jours, entre PJD et Istiqlal.
Trois scénarios sont possibles : un gouvernement minoritaire sans l’Istiqlal, mais les mêmes ministres avec des lois votées au cas par cas. Deuxième possibilité : le roi autorise le Premier ministre à remanier son gouvernement et trouver une autre coalition. Cette voie risque d’être difficile.
Enfin, Abdelilah Benkirane démissionne pour faire tomber le gouvernement et aller à des élections anticipées. Ce serait l’option la plus avantageuse pour le PJD, car tous les observateurs le disent : son parti encore populaire sortirait sans doute renforcé d’un scrutin avancé.
Reste que c’est l’option la plus coûteuse pour le pays. Il faut voir, donc, comment le Maroc va se sortir de cette crise politique inédite.
Pour Mohamed Tozy, politologue marocain, le départ annoncé de l'Istiqlal du gouvernement obéirait plus à des raisons de tactique politique qu'à un vrai différend idéologique.
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