À Matam, la consommation de drogue chez les jeunes constitue une préoccupation des autorités judiciaires, même si le phénomène n'a pas encore atteint un niveau alarmant. Dans un entretien accordé à la TFM, le procureur près le Tribunal de Grande Instance de Matam, Saliou Diagne, a dressé un état des lieux de la situation.
« Comme ce qui se passe dans toutes les régions du Sénégal, c'est un phénomène qui est présent au niveau de Matam. (...) Mais ce qu'il y a dans la région n'est pas une situation désespérante, c'est-à-dire que ce n'est pas endémique, ce n'est pas quelque chose que l'on voit tous les jours », a-t-il déclaré. Selon lui, le parquet est régulièrement saisi de dossiers liés aux stupéfiants, sans pour autant faire face à une explosion des cas.
Le procureur a identifié certains profils particulièrement exposés à la consommation de drogue et d'alcool. « Il y a des jeunes qui sont dans les affaires de Jakarta (motos-taxis). Il y a aussi les jeunes bergers (...) qui ont l'habitude d'utiliser de la drogue ou bien de l'alcool pour ensuite commettre des violences sur des personnes », a-t-il soutenu.
Il a également révélé l'existence de zones plus affectées que d'autres, tout en refusant d'en dévoiler les noms. « Il y a certains quartiers qui sont les plus touchés par les histoires de drogue et de jeunes. (...) Je ne vais pas les citer (...), mais tout le monde sait que si vous venez à Matam, il y a certains quartiers où l'usage de la drogue par les jeunes est une réalité », a indiqué Saliou Diagne.
« Les parents ont un devoir de surveillance »
Interpellé sur la responsabilité des familles, notamment lorsque des mineurs sont impliqués dans des faits liés à la drogue, Saliou Diagne a rappelé que la loi ne se limite pas à poursuivre les consommateurs.
« La responsabilité est d'abord individuelle au niveau des personnes concernées, celles qui consomment la drogue. La loi va les poursuivre jusqu'aux sanctions qui doivent être appliquées à leur encontre », a-t-il souligné.
Toutefois, il a indiqué que lorsque les auteurs sont mineurs, les parents sont également concernés.
« Tant qu'ils ne sont pas majeurs, la responsabilité des parents est, quelque part, engagée. Parce que la loi les désigne comme civilement responsables », a-t-il précisé.
Le procureur a insisté sur les obligations imposées par le Code de la famille. « Ils ont donc un devoir de surveillance sur les enfants. C'est le Code de la famille lui-même qui impose cela aux parents, car ils ont un devoir de surveillance et de correction s'ils font quelque chose qu'ils ne devaient pas faire », a avancé le procureur.
Il a ainsi, prévenu que les parents peuvent être amenés à répondre de leur rôle devant la justice.
« Si les parents ne jouent pas ce rôle que la loi, la morale et même la santé leur imposent, la loi, le jour où de tels cas se présenteront, les mettra face à leurs responsabilités », a-t-il prévenu.
Il a aussi ajouté que :« À chaque fois que nous devons juger des enfants, quel que soit le fait reproché, les parents doivent venir s'expliquer. (...) L'éducation et la surveillance des enfants relèvent de leurs mains, c'est la loi qui le dit ».
« Comme ce qui se passe dans toutes les régions du Sénégal, c'est un phénomène qui est présent au niveau de Matam. (...) Mais ce qu'il y a dans la région n'est pas une situation désespérante, c'est-à-dire que ce n'est pas endémique, ce n'est pas quelque chose que l'on voit tous les jours », a-t-il déclaré. Selon lui, le parquet est régulièrement saisi de dossiers liés aux stupéfiants, sans pour autant faire face à une explosion des cas.
Le procureur a identifié certains profils particulièrement exposés à la consommation de drogue et d'alcool. « Il y a des jeunes qui sont dans les affaires de Jakarta (motos-taxis). Il y a aussi les jeunes bergers (...) qui ont l'habitude d'utiliser de la drogue ou bien de l'alcool pour ensuite commettre des violences sur des personnes », a-t-il soutenu.
Il a également révélé l'existence de zones plus affectées que d'autres, tout en refusant d'en dévoiler les noms. « Il y a certains quartiers qui sont les plus touchés par les histoires de drogue et de jeunes. (...) Je ne vais pas les citer (...), mais tout le monde sait que si vous venez à Matam, il y a certains quartiers où l'usage de la drogue par les jeunes est une réalité », a indiqué Saliou Diagne.
« Les parents ont un devoir de surveillance »
Interpellé sur la responsabilité des familles, notamment lorsque des mineurs sont impliqués dans des faits liés à la drogue, Saliou Diagne a rappelé que la loi ne se limite pas à poursuivre les consommateurs.
« La responsabilité est d'abord individuelle au niveau des personnes concernées, celles qui consomment la drogue. La loi va les poursuivre jusqu'aux sanctions qui doivent être appliquées à leur encontre », a-t-il souligné.
Toutefois, il a indiqué que lorsque les auteurs sont mineurs, les parents sont également concernés.
« Tant qu'ils ne sont pas majeurs, la responsabilité des parents est, quelque part, engagée. Parce que la loi les désigne comme civilement responsables », a-t-il précisé.
Le procureur a insisté sur les obligations imposées par le Code de la famille. « Ils ont donc un devoir de surveillance sur les enfants. C'est le Code de la famille lui-même qui impose cela aux parents, car ils ont un devoir de surveillance et de correction s'ils font quelque chose qu'ils ne devaient pas faire », a avancé le procureur.
Il a ainsi, prévenu que les parents peuvent être amenés à répondre de leur rôle devant la justice.
« Si les parents ne jouent pas ce rôle que la loi, la morale et même la santé leur imposent, la loi, le jour où de tels cas se présenteront, les mettra face à leurs responsabilités », a-t-il prévenu.
Il a aussi ajouté que :« À chaque fois que nous devons juger des enfants, quel que soit le fait reproché, les parents doivent venir s'expliquer. (...) L'éducation et la surveillance des enfants relèvent de leurs mains, c'est la loi qui le dit ».
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