Le tribunal correctionnel a décidé de libérer l’activiste anti-esclavagiste, Biram Dah Abeid. Son procès s’était ouvert, lundi 31 décembre matin. Jugé pour incitation à la violence, il avait été arrêté, le 7 août dernier, suite à une plainte d’un journaliste qui l’accusait de l’avoir menacé.
Biram Dah Abeid a passé la première nuit de 2019 en famille. Le tribunal correctionnel de Nouakchott au Sud a classé son dossier sans suite après le retrait de la plainte du journaliste qui l'accusait de l'avoir menacé.
Biram Dah Abeid avait été arrêté le 7 août dernier. Le lendemain, il avait rendez-vous à la Céni pour récupérer son récépissé de candidature aux élections législatives de septembre. Il avait été déféré devant le parquet le 13 août, deux jours avant le lancement de la campagne. Une chronologie qui conforte la thèse des cadres de son mouvement l'IRA qui soutiennent que Biram fait l'objet d'un acharnement politique depuis qu'il est arrivé deuxième de l'élection présidentielle de 2014 derrière l'actuel chef de l'Etat Mohamed Ould Abdel Aziz.
Biram Dah Abeid s'est déjà déclaré candidat à la présidentielle de juin prochain. Selon ses partisans, son combat contre l'exclusion et l'esclavage dérange le pouvoir. Les autorités l'accusent de radicalisme. Le député pourra désormais continuer son combat à l'Assemblée nationale.
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