« Dans la région de Kayes, les centres de santé, les écoles… c'est la diaspora qui fait tout », peste Toudo Traoré, président de l'Union des Maliens de Montreuil. Son association finance des projets de développement vers le village de Kirané Kaniaga.
Les montants envoyés par les migrants en Afrique sont colossaux. Ils ont atteint 30 milliards d'euros l'année dernière, rien que pour l'Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale.
A côté de cela, les 4 milliards d'aide au développement, promis par l'Union européenne lors de son premier sommet avec l'Union africaine à La Valette en 2015 pour limiter l'immigration, semblent anecdotiques.
Cette politique commence à faire grincer des dents les diasporas qui ont le sentiment que le migrant devient une monnaie d'échange pour obtenir de l'aide au développement.
La récente proposition du président français Emmanuel Macron, de créer des hotspots, des centres de regroupement au Niger ou au Tchad, moyennant soutien financier, est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
« C'est de la sous-traitance de la misère », s'insurge ainsi Hamedi Diarra, président du Haut Conseil des Maliens de France qui rappelle que la diaspora de son pays participe pourtant à près de 80 % au financement du développement de son pays.
Les montants envoyés par les migrants en Afrique sont colossaux. Ils ont atteint 30 milliards d'euros l'année dernière, rien que pour l'Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale.
A côté de cela, les 4 milliards d'aide au développement, promis par l'Union européenne lors de son premier sommet avec l'Union africaine à La Valette en 2015 pour limiter l'immigration, semblent anecdotiques.
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