Niger: dans une mine exploitée par la compagne française Areva (illustration) (Photo : AFP)
Le scandale financier dit de « l'uraniumgate » a éclaté en 2017. Il concerne une transaction réalisée en 2011, par le groupe Areva. Le géant français du nucléaire avait alors vendu de l'uranium nigérien pour 240 millions d'euros, à travers deux sociétés russe et libanaise, et moyennant des rétrocommissions. La Sopamin, la Société du patrimoine des mines du Niger, impliquée dans la transaction, n'a quant à elle empoché que 700 000 euros.
Une instruction a été ouverte cette année en France et le ROTAB, le Réseau des Organisations pour la Transparence et l'Analyse Budgétaire, s'est porté partie civile. Malgré une enquête parlementaire menée en 2017, la justice nigérienne, ne s'est jamais saisie de cette affaire.
« Nous avions déjà (déposé) une plainte avec d’autres citoyens nigériens, auprès de la justice nigérienne, notamment le doyen des juges d'instruction, qui nous a demandé une caution de 20 millions de FCFA pour pouvoir ouvrir une instruction dans ce dossier, nous explique Ali Idrissa, le coordinateur du ROTAB, joint par Gaëlle Laleix du service Afrique de RFI. Nous nous pensions que nous n’avions pas à payer la justice pour faire quand même un travail.
Pour nous, ce qui a posé problème est que, ceux qui sont aux affaires actuellement sont soupçonnés, pour certains, d’être impliqués à un niveau ou un autre dans la gestion de ce dossier.
Il faut qu’il puisse y avoir la vérité dans ce dossier. Une société, notamment la Sopamin nigérienne a été utilisée pour faire cette transaction et il s’agit d’argent public. Pour nous, le Niger a été grillé dans ce dossier parce que la société d’Etat qu'est la Sopamin devrait être destinataire de l’ensemble de la somme qui a été versée. »
Une instruction a été ouverte cette année en France et le ROTAB, le Réseau des Organisations pour la Transparence et l'Analyse Budgétaire, s'est porté partie civile. Malgré une enquête parlementaire menée en 2017, la justice nigérienne, ne s'est jamais saisie de cette affaire.
« Nous avions déjà (déposé) une plainte avec d’autres citoyens nigériens, auprès de la justice nigérienne, notamment le doyen des juges d'instruction, qui nous a demandé une caution de 20 millions de FCFA pour pouvoir ouvrir une instruction dans ce dossier, nous explique Ali Idrissa, le coordinateur du ROTAB, joint par Gaëlle Laleix du service Afrique de RFI. Nous nous pensions que nous n’avions pas à payer la justice pour faire quand même un travail.
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Il faut qu’il puisse y avoir la vérité dans ce dossier. Une société, notamment la Sopamin nigérienne a été utilisée pour faire cette transaction et il s’agit d’argent public. Pour nous, le Niger a été grillé dans ce dossier parce que la société d’Etat qu'est la Sopamin devrait être destinataire de l’ensemble de la somme qui a été versée. »
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