Les discussions ouvertes autour du changement de dénomination du boulevard de Gaulle, la célébration du défilé du 4 avril m'ont obligé à reprendre un vieux questionnement sur le ou les véritables héros de notre indépendance. Et à me demander, conséquemment, à quoi correspond cette date du 4 avril 1960 que nous célébrons avec autant d'enthousiasme et de chauvinisme. Il s'y ajoute que par une véritable anomalie de l'histoire que seuls les acteurs de l'époque peuvent expliquer, nous avons obtenu notre indépendance pas de la France, mais du Mali. Vous avez bien lu Mali. C'est au soir de la crise avec Koulouba, suite à une crise au sein de la Fédération, que Mamadou Dia a annoncé notre retrait et a déclaré, par une phrase lapidaire, "le Sénégal a pris son indépendance". Pas de la France, mais bien du Mali.
En réalité, il faut revenir deux années auparavant, le 26 août 1958, pour retrouver la date de notre indépendance et notre véritable héros qui mérite d'être célébré, Valdiodio Ndiaye. Puisque ce jour-là, la foule exaltée, menée par les porteurs de pancartes, a scandé le mot indépendance, au point que de Gaulle s'est emporté en répondant "si vous la voulez, prenez-la". Où étaient Dia et Senghor en ce jour important de notre histoire ? Le premier en cure thermale en Suisse, le second en vacances à Verson. En vérité, il faut dire les choses sans trahir leur mémoire, ils se sont sauvé.
Il reste un troisième héros méconnu, puisque j'ai parlé de Valdiodio, de la foule composée des porteurs de pancartes. Le discours lu avec courage par Valdiodio, selon des acteurs de l'époque que j'ai interrogés, a été rédigé par Monsieur Jean Collin, de sa main. C'est le témoignage posthume porté sur cet homme qui a choisi le Sénégal comme pays et Ndiafat comme dernière demeure.
S'il y a donc un point sur lequel un consensus peut être fait et entendu, c'est que nous avons obtenu notre indépendance le jour où nous avons dit non à de Gaulle et à son idée de communauté française, le 26 août 1958. J'ai été aux archives du Soudan à Bamako pour mieux comprendre. J'ai découvert effaré, que le 4 avril 1960 correspond à la date à laquelle Modibo Keita a négocié et signé à Paris l'accord d'indépendance du Mali. En jetant vos pataugas sur l'asphalte du boulevard du nouveau nom, ce n'est donc pas notre indépendance que vous célébrez, vaillants soldats, mais celle du Mali.
SJD
En réalité, il faut revenir deux années auparavant, le 26 août 1958, pour retrouver la date de notre indépendance et notre véritable héros qui mérite d'être célébré, Valdiodio Ndiaye. Puisque ce jour-là, la foule exaltée, menée par les porteurs de pancartes, a scandé le mot indépendance, au point que de Gaulle s'est emporté en répondant "si vous la voulez, prenez-la". Où étaient Dia et Senghor en ce jour important de notre histoire ? Le premier en cure thermale en Suisse, le second en vacances à Verson. En vérité, il faut dire les choses sans trahir leur mémoire, ils se sont sauvé.
Il reste un troisième héros méconnu, puisque j'ai parlé de Valdiodio, de la foule composée des porteurs de pancartes. Le discours lu avec courage par Valdiodio, selon des acteurs de l'époque que j'ai interrogés, a été rédigé par Monsieur Jean Collin, de sa main. C'est le témoignage posthume porté sur cet homme qui a choisi le Sénégal comme pays et Ndiafat comme dernière demeure.
S'il y a donc un point sur lequel un consensus peut être fait et entendu, c'est que nous avons obtenu notre indépendance le jour où nous avons dit non à de Gaulle et à son idée de communauté française, le 26 août 1958. J'ai été aux archives du Soudan à Bamako pour mieux comprendre. J'ai découvert effaré, que le 4 avril 1960 correspond à la date à laquelle Modibo Keita a négocié et signé à Paris l'accord d'indépendance du Mali. En jetant vos pataugas sur l'asphalte du boulevard du nouveau nom, ce n'est donc pas notre indépendance que vous célébrez, vaillants soldats, mais celle du Mali.
SJD
Autres articles
-
Le Train est en Marche Éducation, formation : préparer l’humain à l’inconnu (Par Marie Barboza MENDY)
-
LES 55 MILLIONS DE DOLLARS DE KOSMOS : CRÉANCE RÉELLE OU PÉNALITÉ HYPOTHÉTIQUE ?(Par Dr Seydou Bocoum, Economiste hétérodoxe)
-
DPG DE LÔ : CE QUE J’ATTENDAIS, CE QUE J’AI ENTENDU (Par Pr Falilou COUNDOUL)
-
Et si l’Avenir s’apprenait ? L’urgence d’éduquer, de former et de transmettre (Par Marie Barboza Mendy)
-
Le contrôle obligatoire des lois organiques à l’épreuve du délai de saisine : observations critiques sur la décision n° 8/C/2026 du Conseil constitutionnel du Sénégal





Le Train est en Marche Éducation, formation : préparer l’humain à l’inconnu (Par Marie Barboza MENDY)


