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Nouvelle journée de blocage des lycées en France: 564 établissements perturbés ce vendredi

Les manifestations étudiantes se poursuivent vendredi 2 octobre, après plus de dix jours de mobilisations des élèves qui réclament davantage de moyens et de meilleures conditions dans les établissements. Le gouvernement a dénoncé des « violences urbaines », tandis que la mobilisation s’est également étendue aux universités. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, reçoit ce vendredi les associations lycéennes et de parents d’élèves.



Nouvelle journée de blocage des lycées en France: 564 établissements perturbés ce vendredi
Ce qu'il faut retenir

► Plus de dix jours après le début des blocages des lycées, la mobilisation des élèves se poursuit vendredi 2 octobre. Sur les 3 700 lycées français, le gouvernement a annoncé la fermeture de 400 établissements à travers le pays, devant lesquels le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez a déclaré qu'il était interdit de manifester. La veille, quelque « 900 actions » ont été recensées dans la journée à travers la France. Le mouvement s’est également étendu aux étudiants et aux universités.

► Près de 2 000 personnes ont été interpellées depuis le début de la mobilisation et 1 793 ont été placées en garde à vue depuis le 28 septembre, à la suite de débordements liés aux blocages. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé aux procureurs généraux une « grande fermeté dans la réponse pénale » envers les auteurs de ces faits. Invité sur BFMTV ce vendredi, le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a déclaré que 40 proviseurs avaient été blessés lors de débordements en marge de plusieurs mobilisations lycéennes. Au moins 564 établissements sont perturbés ce vendredi, selon le ministère.

► Face à la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une cellule interministérielle de crise jeudi 1er octobre. À son issue, Matignon a estimé que le mouvement avait basculé vers des « violences urbaines » et affirmé, en s’appuyant sur les services de renseignement, que « LFI et ses proxys de l’ultra-gauche » étaient « à l’origine du mouvement ». Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé jeudi les élèves mobilisés à n'utiliser « que des méthodes de lutte non-violentes ».

► La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé jeudi que le Premier ministre se conduisait en « pyromane » dans les lycées, après l'annonce de frais d'inscription en BTS et en classes préparatoires pour les étudiants non boursiers. Le gouvernement a finalement annoncé jeudi soir qu’il renonçait à cette mesure, initialement inscrite dans le projet de budget 2027.

La droite cherche à savoir qui devra payer la facture des débordements

Plusieurs hommes et femmes politiques de droite cherchent des coupables à qui faire payer la facture des dégâts causés depuis le début des mobilisations de lycéens. Le ministre de la Justice, Gerald Darmanin, a demandé aux procureurs généraux d'engager la responsabilité civile des parents des responsables. Même son de cloche pour Laurent Wauquiez, le conseiller spécial de la région Auvergne-Rhône-Alpes assure que «les lycéens casseurs vont payer».

La présidente de la région Île-de-France a, elle, promis d’envoyer la facture des lycées de Saint-Denis au maire LFI de la ville, Bally Bagayoko.
 

RFI

Vendredi 2 Octobre 2026 - 12:53