Sur un pas de porte, près des protestataires qui bravent le couvre-feu, Sidi Nouri, 53 ans, comprend la colère et les angoisses des jeunes, comme l’absence d’accès à l’emploi :
« Chômage ! Ils demandent des choses, il n’y a pas d’argent, pas de travail, et voilà. »
À quelques mètres, des jeunes attendent les fourgons de police pour les caillasser. Ces sorties nocturnes ressemblent à une volonté de très jeunes protestataires de s’en prendre aux forces de l’ordre, selon Nouri :
« Il n’y a pas de police le matin. Ils veulent la police quand ils viennent. »
Les véhicules de police sont cantonnés à la rue principale, quand des agents en civil tentent de mettre la main sur les jeunes qui se réfugient dans les ruelles adjacentes.
Sans participer aux heurts, Rami, 21 ans, est sorti malgré l’interdiction :
« On n’est pas riche. Tu vois, c’est un quartier normal. Tout le monde veut travailler, les marchés, les choses comme ça. Mais on ne travaille pas. À cause du confinement d’abord, puis à cause de la police. Les gens qui vont vendre des oranges, des fruits. Quand la police vient, elle prend tout. Même notre président, et pourtant on l’aime. Mais il ne parle pas, il n’agit pas. Il dit je fais, je fais, je fais. Mais après il fait rien. »
Pour l’heure, aucune réaction officielle de Carthage et du gouvernement.
« Chômage ! Ils demandent des choses, il n’y a pas d’argent, pas de travail, et voilà. »
À quelques mètres, des jeunes attendent les fourgons de police pour les caillasser. Ces sorties nocturnes ressemblent à une volonté de très jeunes protestataires de s’en prendre aux forces de l’ordre, selon Nouri :
« Il n’y a pas de police le matin. Ils veulent la police quand ils viennent. »
Les véhicules de police sont cantonnés à la rue principale, quand des agents en civil tentent de mettre la main sur les jeunes qui se réfugient dans les ruelles adjacentes.
Sans participer aux heurts, Rami, 21 ans, est sorti malgré l’interdiction :
« On n’est pas riche. Tu vois, c’est un quartier normal. Tout le monde veut travailler, les marchés, les choses comme ça. Mais on ne travaille pas. À cause du confinement d’abord, puis à cause de la police. Les gens qui vont vendre des oranges, des fruits. Quand la police vient, elle prend tout. Même notre président, et pourtant on l’aime. Mais il ne parle pas, il n’agit pas. Il dit je fais, je fais, je fais. Mais après il fait rien. »
Pour l’heure, aucune réaction officielle de Carthage et du gouvernement.
Autres articles
-
Libye: quinze ans après la révolution de 2011, l'unification improbable du pays
-
Zambie: après la réélection d’Hakainde Hichilema, la vague d’arrestations inquiète
-
Liberia: l'ancienne vice-présidente et ex-première dame Jewel Howard Taylor inculpée pour «trafic de drogue»
-
Nord du Nigeria : plus de 50 morts dans le naufrage d’un bateau
-
Cameroun : retour de Paul Biya à Yaoundé après plus de 70 jours de mystère





Libye: quinze ans après la révolution de 2011, l'unification improbable du pays


