RFI : Vous vous trouvez à Tamatave, pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu le passage du cyclone Gezali ?
David Penn : C'était effrayant. Là où je suis, on a les tôles qui sont juste au-dessus. On entend les rafales qui s’engouffrent dans les tôles et on entend les tôles bouger. On voit le plafond qui bouge de plusieurs centimètres avec les effets du vent et on se dit qu'à tout moment le plafond peut s'envoler et on se retrouve du coup à nu, comme ça. Ça ne nous est pas arrivé, mais c'est arrivé à énormément de gens ici.
La ville où vous vous trouvez, Tamatave, a été frappée de plein fouet avec des rafales de 250 km/h. C'était pendant la nuit. Comment ont réagi les habitants ? Comment avez-vous fait pour vous protéger ?
On a une alerte cyclone qui est arrivée donc on était quand même Au courant. Depuis ce week-end, on s’est préparé et je pense que tout le monde s’y préparait. La première partie des grosses rafales est arrivée aux alentours de 18h30-19h00 jusqu'à 20h. Les tôles commençaient à bouger, mais pas encore à s'envoler. Il y avait beaucoup d'eau et un début de déluge et beaucoup de vent.
Puis il y a eu de grosses rafales aux alentours de 20h à peu près. On est arrivé dans l'œil du cyclone, c'est-à-dire que le cyclone est vraiment passé dans le centre de Tamatave. Nous, on en a profité pour vider un peu l'eau qu'il y avait dans l'appartement. Tout le monde commençait à sortir, à regarder les dégâts et à s'afférer comme nous, à se préparer pour la suite.
Et vers 21 h, la deuxième moitié du cyclone est arrivée. C'était beaucoup plus fort que la première partie des rafales. C'était de l’autre côté de l'appartement qui avait pourtant été épargné. Et là, on a commencé à voir les tôles se tordre, s'envoler. Il faisait vraiment nuit dehors, donc impossible de voir ce qui se passait. Évidemment, on avait fermé un maximum de volets, on avait bloqué les portes pour ne pas qu'elles bougent, pour ne pas qu'il y ait d'entrée d'air, pour éviter que les plafonds décollent. On voyait l'eau s'infiltrer. On voyait tout qui bougeait et un bruit assourdissant jusqu'à 23h.
Puis, ça s’est un peu calmé. C'est-à-dire qu'on s'entendait réfléchir un peu plus. Du coup, on a continué d'éponger l'eau. Et sur les coups de minuit, ça s'est vraiment calmé. On a pu commencer à regarder à l'extérieur mais difficilement évidemment, à cause de la nuit et des coupures de courant.
Oui. Alors les problèmes d'électricité sont monnaie courante, on est tous préparés à ça. On a des systèmes solaires portatifs qui nous ont permis d'avoir de la lumière chez nous toute la nuit et de pouvoir charger un peu nos équipements. Et après minuit, impossible de voir ce qu'il y avait. Ce matin, j'ai pu aller en ville et je ne pense pas qu'il y ait une seule maison épargnée. Il y a beaucoup de maisons où le toit est complètement parti. Les poteaux électriques sont tombés et les fils électriques sont à terre et on se retrouve donc avec des rues où la circulation est difficile. Il y a des grandes flaques d'eau, des tôles et des poteaux électriques qui barrent la route. Pleins d'arbres sont tombés.
Et comment allaient les habitants que vous avez pu croiser ? Étaient-ils en état de choc ? Inquiets pour les prochaines heures ? Dans quel état d'esprit ?
La population est très résiliente. Je suis levé depuis à peu près 5h ce matin et déjà à cette heure, les gens étaient dehors. Aux premières lueurs du jour, les habitants ramassaient ce qu'ils pouvaient pour commencer à rafistoler ce qu'ils pouvaient. Là, je suis parti, vers 8h et au retour vers 12h, beaucoup de choses avaient été réparées. Je pense que c'est la mission de tout le monde, aujourd'hui, parce que demain les habitants vont devoir retourner au travail. Et quand je regarde autour de moi, je vois des maisons qui n'avaient plus de toit ce matin qui sont déjà réparées.
David Penn : C'était effrayant. Là où je suis, on a les tôles qui sont juste au-dessus. On entend les rafales qui s’engouffrent dans les tôles et on entend les tôles bouger. On voit le plafond qui bouge de plusieurs centimètres avec les effets du vent et on se dit qu'à tout moment le plafond peut s'envoler et on se retrouve du coup à nu, comme ça. Ça ne nous est pas arrivé, mais c'est arrivé à énormément de gens ici.
La ville où vous vous trouvez, Tamatave, a été frappée de plein fouet avec des rafales de 250 km/h. C'était pendant la nuit. Comment ont réagi les habitants ? Comment avez-vous fait pour vous protéger ?
On a une alerte cyclone qui est arrivée donc on était quand même Au courant. Depuis ce week-end, on s’est préparé et je pense que tout le monde s’y préparait. La première partie des grosses rafales est arrivée aux alentours de 18h30-19h00 jusqu'à 20h. Les tôles commençaient à bouger, mais pas encore à s'envoler. Il y avait beaucoup d'eau et un début de déluge et beaucoup de vent.
Puis il y a eu de grosses rafales aux alentours de 20h à peu près. On est arrivé dans l'œil du cyclone, c'est-à-dire que le cyclone est vraiment passé dans le centre de Tamatave. Nous, on en a profité pour vider un peu l'eau qu'il y avait dans l'appartement. Tout le monde commençait à sortir, à regarder les dégâts et à s'afférer comme nous, à se préparer pour la suite.
Et vers 21 h, la deuxième moitié du cyclone est arrivée. C'était beaucoup plus fort que la première partie des rafales. C'était de l’autre côté de l'appartement qui avait pourtant été épargné. Et là, on a commencé à voir les tôles se tordre, s'envoler. Il faisait vraiment nuit dehors, donc impossible de voir ce qui se passait. Évidemment, on avait fermé un maximum de volets, on avait bloqué les portes pour ne pas qu'elles bougent, pour ne pas qu'il y ait d'entrée d'air, pour éviter que les plafonds décollent. On voyait l'eau s'infiltrer. On voyait tout qui bougeait et un bruit assourdissant jusqu'à 23h.
Puis, ça s’est un peu calmé. C'est-à-dire qu'on s'entendait réfléchir un peu plus. Du coup, on a continué d'éponger l'eau. Et sur les coups de minuit, ça s'est vraiment calmé. On a pu commencer à regarder à l'extérieur mais difficilement évidemment, à cause de la nuit et des coupures de courant.
Oui. Alors les problèmes d'électricité sont monnaie courante, on est tous préparés à ça. On a des systèmes solaires portatifs qui nous ont permis d'avoir de la lumière chez nous toute la nuit et de pouvoir charger un peu nos équipements. Et après minuit, impossible de voir ce qu'il y avait. Ce matin, j'ai pu aller en ville et je ne pense pas qu'il y ait une seule maison épargnée. Il y a beaucoup de maisons où le toit est complètement parti. Les poteaux électriques sont tombés et les fils électriques sont à terre et on se retrouve donc avec des rues où la circulation est difficile. Il y a des grandes flaques d'eau, des tôles et des poteaux électriques qui barrent la route. Pleins d'arbres sont tombés.
Et comment allaient les habitants que vous avez pu croiser ? Étaient-ils en état de choc ? Inquiets pour les prochaines heures ? Dans quel état d'esprit ?
La population est très résiliente. Je suis levé depuis à peu près 5h ce matin et déjà à cette heure, les gens étaient dehors. Aux premières lueurs du jour, les habitants ramassaient ce qu'ils pouvaient pour commencer à rafistoler ce qu'ils pouvaient. Là, je suis parti, vers 8h et au retour vers 12h, beaucoup de choses avaient été réparées. Je pense que c'est la mission de tout le monde, aujourd'hui, parce que demain les habitants vont devoir retourner au travail. Et quand je regarde autour de moi, je vois des maisons qui n'avaient plus de toit ce matin qui sont déjà réparées.
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