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Libye: un groupe armé du sud du pays revendique une deuxième attaque contre les forces du maréchal Haftar

« Les révolutionnaires du sud libyen » affirment avoir mené une attaque contre un convoi de l'Armée nationale libyenne (ANL) qui transportait du carburant en direction du Soudan, lundi 9 février. Quelques jours plus tôt déjà, le 31 janvier, ses combattants avaient réussi à s'emparer de Touma, le principal point de passage frontalier entre le Tchad et la Libye, lui aussi contrôlé par l'ANL.



Libye: un groupe armé du sud du pays revendique une deuxième attaque contre les forces du maréchal Haftar
En Libye, un groupe armé basé dans le sud du pays qui se fait appeler « Les révolutionnaires du sud libyen » a revendiqué l'attaque contre un convoi de l'Armée nationale libyenne (ANL) survenue lundi 9 février. Trois camions qui transportaient du carburant à destination du Soudan ont alors été incendiés malgré une escorte de la brigade Souboul al Salam - affiliée à l'ANL - qui est en charge de la sécurité dans la région. 

Il s'agit de la deuxième attaque en l'espace de douze jours seulement contre les forces du maréchal Khalifa Haftar dans le désert libyen. La première avait eu lieu le 31 janvier. Pendant plusieurs heures, « Les révolutionnaires du sud libyen » s'étaient alors emparés de Touma, le principal point de passage frontalier entre le Tchad et la Libye, ainsi que d'autres sites sensibles contrôlés par l'ANL. Menaçant de « multiplier les interventions le long de la frontière », le groupe dirigé par Mohamad Wardagou l'accuse de corruption et dénonce le manque chronique de carburant dans le sud libyen, dont il s'inquiète de la marginalisation.

L'attaque de lundi se distingue aussi par le fait qu'il s'agit de la première à s'en prendre au trafic de carburant entre la Libye et le Soudan pour le compte des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) en guerre contre l'armée soudanaise. Le cheikh salafiste Abderrahmane Hachem a d'ailleurs accusé cette dernière d'être derrière toute l'opération.

Présence russe
Malgré lui enfin, cet assaut a permis de remettre en lumière la présence de mercenaires russes en Libye - Moscou est l'un des nombreux alliés du maréchal Haftar - à travers l'accident d'hélicoptère qui a fait cinq morts dans la région dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 février.

Dépêché sur place pour secourir un membre de la brigade Souboul al Salam blessé dans un accident de la route après avoir réussi à fuir l'attaque perpétrée contre le convoi qu'il était censé protéger quelques heures plus tôt, l'appareil, dont les deux pilotes étaient russes, s'est écrasé tout près de la base militaire stratégique d’Al Sarah. 

Située à 300 km au sud-ouest de la ville d'Al Koufra, cette dernière est, depuis l'an dernier, l'une des cinq bases de l'ANL du sud libyen où se sont déployés les paramilitaires russes de l'Africa Corps qui a succédé au groupe Wagner. Selon les experts de l'ONU, elle serait en outre impliquée dans plusieurs trafics transfrontaliers, notamment l'acheminement d'armes, de munitions et de carburant aux paramilitaires soudanais.

Si aucune explication n'a été donnée sur les raisons de ce crash, les hélicoptères sanitaires - largement utilisés en Libye, un pays désertique grand comme trois fois la France dont les routes sont difficiles à emprunter - y sont souvent mal entretenus.  

RFI

Jeudi 12 Février 2026 - 07:46


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