Après de longues tractations pour ou contre cette loi, la tribune de Yoweri Museveni apparaît comme un énième rebondissement dans une histoire à plusieurs chapitres.
Le président ougandais ne précise pas si un nouveau vote est prévu au Parlement sur cette loi pénalisant la « promotion de l'homosexualité » et encourageant à la dénonciation des homosexuels.
Cependant, une majorité de députés a signé une requête demandant un nouveau vote.
Museveni donne néanmoins son avis en écrivant qu'«un problème bien plus sérieux est apparu, la possibilité d'un boycott commercial par les gouvernements occidentaux sous la pression des lobbies homosexuels».
La loi en question, en débat l'hiver dernier en Ouganda, avait suscité un tollé international et le gel de certaines aides publiques. Elle a été votée le 20 décembre, promulguée le 24 février, puis annulée le 1er août dernier par la Cour constitutionnelle, officiellement pour des raisons techniques.
Les homosexuels stigmatisés
Mais selon la FIDH, les homosexuels restent stigmatisés voire persécutés en Ouganda.
Le Code pénal, datant de l'époque coloniale, punit en effet les relations dites « contre nature » de peine de prison à vie.
Pour beaucoup d'observateurs, Museveni défendait cette loi sous la pression des conservateurs religieux qui ont un poids considérable dans la vie politique ougandaise.
Mais à présent il semble juger qu'il est plus important de privilégier le commerce extérieur du pays. Ce serait son voyage à Washington en août dernier pour le Sommet Etats-Unis / Afrique qui aurait convaincu Museveni à lâcher du lest sur la question de l'homosexulaité.
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