Ancien président de la Cour d’appel de Kaolack (ouest) Ousmane Kane a sévèrement critiqué la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale du Sénégal, dans une chronique rapportée par L’Observateur. Pour le magistrat à la retraite, en se faisant «installer Président de l’Assemblée nationale par une institution acquise à sa cause», Sonko a pris une décision «d’une particulière gravité» pour la République.
«Sonko court le risque élevé d’une humiliation sans nulle autre pareille, en cas de désinstallation par le Conseil constitutionnel», a dit le juge, qui «n’arrive pas à voir la nécessité pour Sonko» de s’installer à l’Assemblée nationale en mettant «de façon périlleuse», surtout qu’il «peut contrôler l’Institution dans sa totalité à distance».
En poursuivant, le magistrat a estimé que cette situation peut être vraiment préjudiciable pour le leader de Pastef (majorité parlementaire). «Je me suis demandé s’il existait au sein de son appareil politique une femme ou un homme capable ou désireux de le mettre en garde contre les transgressions qui, à brève plutôt que longue échéance, finiront pas mettre un terme définitif à sa carrière politique».
Pour rappel, 19 députés de l’opposition parlementaire a officiellement saisi le Conseil constitutionnel le 1er juin 2026 pour contester la légalité du retour de Sonko dans l'hémicycle.
«Sonko court le risque élevé d’une humiliation sans nulle autre pareille, en cas de désinstallation par le Conseil constitutionnel», a dit le juge, qui «n’arrive pas à voir la nécessité pour Sonko» de s’installer à l’Assemblée nationale en mettant «de façon périlleuse», surtout qu’il «peut contrôler l’Institution dans sa totalité à distance».
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