Lors d'un entretien accordé à quatre médias sénégalais, le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a annoncé la création de deux commissions d'enquête parlementaires consacrées aux questions foncières afin d'apporter toute la lumière sur la gestion des terres et d'assainir les pratiques d'attribution au Sénégal.
Le leader parlementaire a vivement fustigé les irrégularités qui caractérisent, selon lui, la majorité des transactions immobilières récentes : « Tous ces lotissements ne respectent pas la loi à 90 % », a-t-il affirmé, citant notamment le cas du Hangar des pèlerins et dénonçant une accélération des partages de terrains après son passage à la Primature via des mainlevées totales. Il a déploré les répercussions de ces morcellements sur les riverains, spoliés d'espaces publics au profit de politiciens, de prête-noms ou d'intérêts étrangers.
Ousmane Sonko a rappelé les prérogatives étendues de ces commissions, aptes à réquisitionner des documents, auditionner des acteurs publics ou privés et saisir le procureur de la République le cas échéant. Face à ce qu'il qualifie de tentatives de blocage orchestrées par des « lobbies » et une « société civile encagoulée », le président de la chambre basse assure que les investigations s'étendront également au patrimoine bâti, aux exonérations fiscales et au dossier « Un étudiant, un ordinateur », promettant une impartialité totale, y compris à l'égard de sa propre formation politique.
Parallèlement, Ousmane Sonko rejette fermement l’idée selon laquelle la suspension temporaire de certains chantiers décidée à leur arrivée au pouvoir serait la cause du ralentissement dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Affirmant que « ce qui a bloqué le secteur du BTP ne découle pas de la décision que j’avais prise à notre arrivée au pouvoir en demandant l’arrêt de certains travaux », l’ancien Premier ministre rappelle que la mesure n’a duré que quelques mois et que les quitus ont été délivrés aux promoteurs en règle conformément à une circulaire.
Selon lui, cette décision répondait à une urgence de salubrité publique dans la gestion domaniale, visant à corriger les abus attribués aux anciens dirigeants : « Cette décision a été prise parce qu’il y avait des membres des anciens régimes qui avaient une vingtaine de terrains et de grandes surfaces », explique-t-il, soulignant la présence de doublons dans les attributions qu'il fallait impérativement bloquer, récupérer puis redistribuer à d'autres citoyens. Estimant que les difficultés actuelles du BTP relèvent d'un « ensemble de facteurs » bien plus complexes, le leader politique assume pleinement cette orientation : « Aujourd’hui, on sent que le travail continue. On ne regrette rien et, si c’était à refaire, on n’hésiterait pas. »
Plaçant la gouvernance domaniale au cœur des enjeux de paix civile, Ousmane Sonko prévient que « le foncier est une bombe à retardement et il faut des décisions fermes ». Il insiste sur le fait que l'assainissement en cours constitue un passage obligé pour purger les irrégularités de la gestion passée et prévenir les tensions sociales futures, concluant que la démarche entreprise « sert à vider le passif et à éviter les conflits fonciers ».
Le leader parlementaire a vivement fustigé les irrégularités qui caractérisent, selon lui, la majorité des transactions immobilières récentes : « Tous ces lotissements ne respectent pas la loi à 90 % », a-t-il affirmé, citant notamment le cas du Hangar des pèlerins et dénonçant une accélération des partages de terrains après son passage à la Primature via des mainlevées totales. Il a déploré les répercussions de ces morcellements sur les riverains, spoliés d'espaces publics au profit de politiciens, de prête-noms ou d'intérêts étrangers.
Ousmane Sonko a rappelé les prérogatives étendues de ces commissions, aptes à réquisitionner des documents, auditionner des acteurs publics ou privés et saisir le procureur de la République le cas échéant. Face à ce qu'il qualifie de tentatives de blocage orchestrées par des « lobbies » et une « société civile encagoulée », le président de la chambre basse assure que les investigations s'étendront également au patrimoine bâti, aux exonérations fiscales et au dossier « Un étudiant, un ordinateur », promettant une impartialité totale, y compris à l'égard de sa propre formation politique.
Parallèlement, Ousmane Sonko rejette fermement l’idée selon laquelle la suspension temporaire de certains chantiers décidée à leur arrivée au pouvoir serait la cause du ralentissement dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Affirmant que « ce qui a bloqué le secteur du BTP ne découle pas de la décision que j’avais prise à notre arrivée au pouvoir en demandant l’arrêt de certains travaux », l’ancien Premier ministre rappelle que la mesure n’a duré que quelques mois et que les quitus ont été délivrés aux promoteurs en règle conformément à une circulaire.
Selon lui, cette décision répondait à une urgence de salubrité publique dans la gestion domaniale, visant à corriger les abus attribués aux anciens dirigeants : « Cette décision a été prise parce qu’il y avait des membres des anciens régimes qui avaient une vingtaine de terrains et de grandes surfaces », explique-t-il, soulignant la présence de doublons dans les attributions qu'il fallait impérativement bloquer, récupérer puis redistribuer à d'autres citoyens. Estimant que les difficultés actuelles du BTP relèvent d'un « ensemble de facteurs » bien plus complexes, le leader politique assume pleinement cette orientation : « Aujourd’hui, on sent que le travail continue. On ne regrette rien et, si c’était à refaire, on n’hésiterait pas. »
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