Les pertes fiscales du continent africain sont estimées à environ 30 milliards de dollars, soit 15 000 milliards de FCfa par an.
C’est du moins la révélation faite hier par le député du groupe parlementaire des Verts/alliance libre européenne et président de la Commission Développement au parlement européen, Eva Joly. Elle animait hier, dans le cadre du forum social mondial, une conférence qui portait sur «évasions fiscales et fuites des capitaux illicites».
Selon l’ancien juge français, les mécanismes d’évasions fiscales facilitées par l’existence de paradis fiscaux sont multiples et occasionnent des dérégulations des marchés, l’exemption de taxes, l’exonération d’impôts, l’établissement de zones franches pour attirer des investissements étrangers et la corruption.
Sur la politique, Eva Joly a expliqué que «les paradis fiscaux permettent aux dirigeants en place de constituer des fortunes par la corruption».
Pour que le continent noir puisse profiter de ses ressources, l’ancien juge prône le combat sur le plan africain et international. Elle conseille aux africains de mettre en place un système fiscal transparent et efficace pour lutter contre les fuites de capitaux et dégager des recettes pour remplacer progressivement la dépense et la dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure.
C’est du moins la révélation faite hier par le député du groupe parlementaire des Verts/alliance libre européenne et président de la Commission Développement au parlement européen, Eva Joly. Elle animait hier, dans le cadre du forum social mondial, une conférence qui portait sur «évasions fiscales et fuites des capitaux illicites».
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