Après l’annonce de l’Etat du Sénégal de sa décision souveraine de participer à l’Initiative de Suspension du Service de la Dette (ISSD), l’agence de Notation Moody’s a décidé de mettre le Sénégal sous Revue de Dégradation, en maintenant sa note Ba3.
Ces notes reflètent l’avis suivant selon le communiqué de l’Agence Moody’s : « L’emprunteur a actuellement la capacité de respecter ses engagements financiers. Des conditions financières ou économiques défavorables nuiront probablement à sa capacité ou à sa volonté de respecter ses engagements financiers ».
Le Sénégal et la Côte d’Ivoire partagent les mêmes notations. Ils sont mieux cotés que d’autres pays pairs comme le Ghana (Moody’s : B ; S&P : B) et le Kenya (Moody’s : B2 ; Standard & Poor’s : B+).
Les investisseurs institutionnels (Fonds de pension, assureurs, fonds d’investissement) utilisent ces notations pour déterminer la dette qu’ils peuvent acquérir, tout en se conformant aux normes prudentielles relatives à la composition de leurs portefeuilles.
Il est utile de faire la distinction entre les concepts de « revue pour dégradation (review for downgrade) » et « dégradation » selon le jargon des agences de notation.
« Une dégradation a lieu lorsque l’agence de notation considère que les perspectives se sont affaiblies par rapport à la recommandation originelle, généralement en raison d'un changement important et fondamental », précise l’agence.
Aussi, « une revue pour dégradation a lieu lorsque l’agence décide de mettre la notation sous surveillance afin d’apprécier les conséquences d’un changement qui peut affecter la capacité de l’emprunteur à honorer ses engagements contractuels vis- à-vis de ses créanciers. »
En l’espèce, Moody’s juge que l’adhésion à l’ISSD est un changement important puisque la fiche descriptive de l’initiative appelle une participation, quoique volontaire, des créanciers privés, pouvant entraîner des pertes pour ces derniers dans le futur.
Ainsi, Moody’s ouvre une période de revue pour lever l’incertitude autour d’une possible extension de l‘ISSD contractuelles de la participation à l’ISSD, notamment :
En termes clairs, la notation du Sénégal est en cours de revue pour dégradation et à ce stade, elle n’est pas dégradée. Toutefois, souligne l’agence Moody’s, « les créanciers privés sont avertis que la notation fait l’objet d’une surveillance pouvant mener à une dégradation. »
L’Etat du Sénégal continue d’avoir une approche proactive durant la période de surveillance. Il s’agira de continuer à produire les éléments susceptibles de prouver la volonté et la capacité du Sénégal à assurer le service de la dette, malgré son adhésion à l’ISSD.
Ces notes reflètent l’avis suivant selon le communiqué de l’Agence Moody’s : « L’emprunteur a actuellement la capacité de respecter ses engagements financiers. Des conditions financières ou économiques défavorables nuiront probablement à sa capacité ou à sa volonté de respecter ses engagements financiers ».
Le Sénégal et la Côte d’Ivoire partagent les mêmes notations. Ils sont mieux cotés que d’autres pays pairs comme le Ghana (Moody’s : B ; S&P : B) et le Kenya (Moody’s : B2 ; Standard & Poor’s : B+).
Les investisseurs institutionnels (Fonds de pension, assureurs, fonds d’investissement) utilisent ces notations pour déterminer la dette qu’ils peuvent acquérir, tout en se conformant aux normes prudentielles relatives à la composition de leurs portefeuilles.
Il est utile de faire la distinction entre les concepts de « revue pour dégradation (review for downgrade) » et « dégradation » selon le jargon des agences de notation.
« Une dégradation a lieu lorsque l’agence de notation considère que les perspectives se sont affaiblies par rapport à la recommandation originelle, généralement en raison d'un changement important et fondamental », précise l’agence.
Aussi, « une revue pour dégradation a lieu lorsque l’agence décide de mettre la notation sous surveillance afin d’apprécier les conséquences d’un changement qui peut affecter la capacité de l’emprunteur à honorer ses engagements contractuels vis- à-vis de ses créanciers. »
En l’espèce, Moody’s juge que l’adhésion à l’ISSD est un changement important puisque la fiche descriptive de l’initiative appelle une participation, quoique volontaire, des créanciers privés, pouvant entraîner des pertes pour ces derniers dans le futur.
Ainsi, Moody’s ouvre une période de revue pour lever l’incertitude autour d’une possible extension de l‘ISSD contractuelles de la participation à l’ISSD, notamment :
En termes clairs, la notation du Sénégal est en cours de revue pour dégradation et à ce stade, elle n’est pas dégradée. Toutefois, souligne l’agence Moody’s, « les créanciers privés sont avertis que la notation fait l’objet d’une surveillance pouvant mener à une dégradation. »
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