Selon la Constitution, les législatives et la présidentielle auraient dû être organisées au plus tard le 9 juillet prochain, soit quatre ans après l’accès du Soudan du Sud à l’indépendance. Mais vendredi 13 février, le ministre de l'Information a expliqué que le report des scrutins avait été décidé pour éviter un vide constitutionnel. Selon lui, sans accord de paix, tenter d'organiser un scrutin aurait pu engendrer une situation de chaos.
Nous voulons, dit-il, donner du temps aux négociations et à la paix. Au début de ce mois de février, les deux camps rivaux ont signé un énième accord de cessez-le-feu qui, comme les précédents, n'a pas été respecté. Au Soudan du Sud, après plus d'une année de guerre civile, 100 000 déplacés s'entassent dans des camps de l'ONU, 2,5 millions d'habitants sont menacés par la famine. Tandis que la société civile et les bailleurs de fonds estimaient impossible d'organiser des élections, pour le chercheur Marc Lavergne, l'annonce de ce report est un non-événement.
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