La prison de Pollsmoor détient un triste record puisqu'elle est la plus peuplée d'Afrique du Sud. C'est dans la maison d'arrêt où sont détenus les prévenus en attente de jugement ou les prisonniers en attente de transfert que les conditions de vie sont les plus dures. Le centre de détention provisoire réunit près de 4 200 détenus, trois fois plus que sa capacité maximale. Sur place, la délégation de la Cour constitutionnelle a visité des cellules « sales et exigües ». Dans l'une d'elles, 60 détenus devaient se partager 24 matelas, certains sans draps ni couvertures. La délégation de la Cour constitutionnelle a d'ailleurs constaté que des dizaines d'étrangers en situation irrégulière étaient incarcérés illégalement dans cette section de la prison.
Mais la terrible description ne s'arrête pas là puisque certains détenus interrogés par la délégation n'étaient pas sortis de leur cellule depuis un mois, et beaucoup ont dit souffrir du manque d'exercice et d'activité au sein de l'établissement pénitentiaire.
Cette surpopulation carcérale explique en partie les violences qui éclatent régulièrement au cœur de la prison de Pollsmoor, également gangrenée par les gangs.
Autre problème souligné par la Cour constitutionnelle : l'état déplorable de la plomberie, les toilettes insalubres ou hors d'état de marche, forçant les prisonniers à uriner dans leur lavabo. Une situation sanitaire d'autant plus préoccupante que la pharmacie de la prison manque de médicaments.
En 2012, le gouvernement sud-africain avait été jugé responsable après une épidémie de tuberculose au sein de la prison de Pollsmoor, mais il semble que la situation ne s'est pas améliorée depuis. Les cellules manquent notamment toujours d'une aération correcte. La Cour constitutionnelle a demandé au gouvernement de prendre des mesures rapides et d'augmenter les budgets des services pénitentiaires.
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