On peut apprendre à vivre avec une maladie. mais on ne peut pas et ne doit pas apprendre à vivre avec quelque chose qui nous tue. Le virus du Covid-19 s’est bien installé, il circule et fait beaucoup de morts. Chaque jour, et dans la litanie de nos autorités sanitaires, trois à quatre personnes, en moyenne, décèdent de cette pandémie. Sans compter les décès dans les villages qui ne sont même pas comptabilisés et qui se multiplient ces temps-ci. On meurt beaucoup dans notre pays actuellement. une situation qui n’inquiète pas trop pour le moment mais dont les conséquences néfastes se feront cruellement sentir dans les mois à venir. Nos « bibliothèques » brûlent pour ne pas dire que nos vieillards meurent. nos hautes personnalités également.
Des femmes et des hommes, qui sont d’une importance capitale dans la vie d’un pays, d’une société ou d’une famille nous quittent brusquement. Mais on fait semblant d’être dans une situation normale. Dans notre édition d’hier mercredi, nous nous étions intéressés aux nombreux cas de décès chez les hautes personnalités avec une large fenêtre sur la fermeture de l’espace Schengen qui, selon des médecins interpellés sur le sujet, leur serait fatale. Pandémie mondiale du coronavirus oblige, tous ces gens qui avaient l’habitude d’aller se faire soigner en Europe pour le moindre bobo se retrouvent coincés au Sénégal. Hélas, ceux d’entre eux qui présentent des signes de la maladie ne sont pas disposés à aller se faire consulter dans nos établissements de santé. Ou alors, s’ils consentent à le faire, c’est déjà trop tard.
« La communication n’est pas bien passés, on n’a pas éduqué les gens. On pouvait inclure un ensemble de paramètres dans la gestion de l’épidémie dans notre pays. Les socio-anthropologues auraient joué un rôle primordial dans la communication. Malheureusement, il y a eu un échec à notre culture qui fait que les gens ne croient pas à cette maladie mortelle et très contagieuse », déplore le médecin généraliste Dr Ismaïla Ndour. Son collègue Dr Babacar Niang de la clinique Suma Assistance explique, lui, tout en s’en désolant le fait que ces ViP « veulent rester dans le secret total et dans l’automédication qui provoquent des situations catastrophiques ».
Pourtant, ils ont les moyens de se faire soigner. « Mais ils attendent trop, et refusent de se faire consulter à la maison. J’ai eu un patient qui présentait les signes de la grippe. Je lui ai demandé de venir à la clinique. Il a dit qu’il allait passer le lundi. Il a attendu 15 jours après pour venir se faire consulter. Son cas était devenu critique. Et pour le transport à l’hôpital, il ne voulait pas prendre l’ambulance. Sa femme et son fils ont dû l’y conduire dans leur propre véhicule avec tous les risques que cela comporte. Ils n’ont même pas pensé qu’il pouvait avoir des problèmes respiratoires sans assistance médicale. Heureusement qu’il en est sorti ».
Les cadres prennent le coronavirus comme « une maladie de la honte »
Cet exemple est illustratif de l’attitude de bon nombre de cadres qui considèrent le coronavirus comme une « maladie de la honte ». « Ils ont de l’autorité, on peut venir faire les prélèvements chez eux. Mais comme ce sont des personnalités, ils refusent cette offre. Ces patrons ne veulent pas qu’on sache qu’ils ont chopé le virus du fait de la stigmatisation et de la surmédiatisation. Ils ne vont pas se présenter à l’hôpital parce qu’ils ne veulent pas paraître dans les journaux », regrette le propriétaire de Suma assistance. Dr Ismaïla ndour ne mâche pas ses mots. Le Sénégal, dit-il, est le seul pays au monde où les gens refusent de se faire tester. « Ailleurs, on fait tout pour se faire tester. Mais ici, il y a une stigmatisation autour de la maladie qui a créé un fossé entre la population et ceux qui gèrent cette épidémie. Ce qui a aggravé les choses. Tout simplement parce qu’on a raté la communication. Or, en santé préventive, il y a trois volets : le volet communication, le volet information et le volet éducation. Ce sont les sociologues, les scientifiques et les anthropologues qui devaient être au-devant de la scène, malheureusement nos autorités étatiques ont pris les choses avec paradoxe. Or s’il y avait eu les bonnes personnes tout au début, les gens auraient pu agir autrement », soutient Dr Ndour selon qui ces Vips sont les plus fragiles au Covid parce qu’ils présentent pour la plupart des comorbidités.
« Ils présentent des facteurs de risques. Ce sont des diabétiques, des hypertendus, des cancéreux du fait de leur hygiène de vie qui n’est pas des meilleures. Ces gens qui souffrent d’une maladie chronique équilibrée ou non équilibrée, ils décèdent soit du Covid ou d’un facteur décompensant. Il faut dire que le coronavirus peut déséquilibrer le diabétique qui va forcément avoir besoin d’une double prise en charge quand il développe une forme sévère. Les VIP peuvent en même temps avoir besoin de trois à quatre spécialistes c’est-à-dire un diabétologue, un infectiologue… ».
En résumé, notre interlocuteur explique que, « avec la levée des mesures de restrictions, la pandémie s’est installée, et les Vip, les gens qui souffrent de maladies chroniques, les religieux et ceux qui reçoivent beaucoup de personnes, pour ne pas dire les personnes à risques, vont avoir des problèmes, et vont payer les pots cassés ». Toutefois, les Vip ne sont pas logés à la même enseigne que le Sénégalais lambda, nuance toutefois le patron de Suma assistance. « Ils ont les moyens et s’ils présentent un bon dossier au consulat de France pour des raisons humanitaires, ils vont être évacués. Tous les jours, Air France est là », informe Dr Babacar Niang. a la question de savoir si les évacuations sanitaires se font toujours comme avant, il répond : « On n’a jamais arrêté. Sauf que quand on a des problèmes respiratoires, on ne force pas l’avion ».
Le Témoin
Des femmes et des hommes, qui sont d’une importance capitale dans la vie d’un pays, d’une société ou d’une famille nous quittent brusquement. Mais on fait semblant d’être dans une situation normale. Dans notre édition d’hier mercredi, nous nous étions intéressés aux nombreux cas de décès chez les hautes personnalités avec une large fenêtre sur la fermeture de l’espace Schengen qui, selon des médecins interpellés sur le sujet, leur serait fatale. Pandémie mondiale du coronavirus oblige, tous ces gens qui avaient l’habitude d’aller se faire soigner en Europe pour le moindre bobo se retrouvent coincés au Sénégal. Hélas, ceux d’entre eux qui présentent des signes de la maladie ne sont pas disposés à aller se faire consulter dans nos établissements de santé. Ou alors, s’ils consentent à le faire, c’est déjà trop tard.
« La communication n’est pas bien passés, on n’a pas éduqué les gens. On pouvait inclure un ensemble de paramètres dans la gestion de l’épidémie dans notre pays. Les socio-anthropologues auraient joué un rôle primordial dans la communication. Malheureusement, il y a eu un échec à notre culture qui fait que les gens ne croient pas à cette maladie mortelle et très contagieuse », déplore le médecin généraliste Dr Ismaïla Ndour. Son collègue Dr Babacar Niang de la clinique Suma Assistance explique, lui, tout en s’en désolant le fait que ces ViP « veulent rester dans le secret total et dans l’automédication qui provoquent des situations catastrophiques ».
Pourtant, ils ont les moyens de se faire soigner. « Mais ils attendent trop, et refusent de se faire consulter à la maison. J’ai eu un patient qui présentait les signes de la grippe. Je lui ai demandé de venir à la clinique. Il a dit qu’il allait passer le lundi. Il a attendu 15 jours après pour venir se faire consulter. Son cas était devenu critique. Et pour le transport à l’hôpital, il ne voulait pas prendre l’ambulance. Sa femme et son fils ont dû l’y conduire dans leur propre véhicule avec tous les risques que cela comporte. Ils n’ont même pas pensé qu’il pouvait avoir des problèmes respiratoires sans assistance médicale. Heureusement qu’il en est sorti ».
Les cadres prennent le coronavirus comme « une maladie de la honte »
Cet exemple est illustratif de l’attitude de bon nombre de cadres qui considèrent le coronavirus comme une « maladie de la honte ». « Ils ont de l’autorité, on peut venir faire les prélèvements chez eux. Mais comme ce sont des personnalités, ils refusent cette offre. Ces patrons ne veulent pas qu’on sache qu’ils ont chopé le virus du fait de la stigmatisation et de la surmédiatisation. Ils ne vont pas se présenter à l’hôpital parce qu’ils ne veulent pas paraître dans les journaux », regrette le propriétaire de Suma assistance. Dr Ismaïla ndour ne mâche pas ses mots. Le Sénégal, dit-il, est le seul pays au monde où les gens refusent de se faire tester. « Ailleurs, on fait tout pour se faire tester. Mais ici, il y a une stigmatisation autour de la maladie qui a créé un fossé entre la population et ceux qui gèrent cette épidémie. Ce qui a aggravé les choses. Tout simplement parce qu’on a raté la communication. Or, en santé préventive, il y a trois volets : le volet communication, le volet information et le volet éducation. Ce sont les sociologues, les scientifiques et les anthropologues qui devaient être au-devant de la scène, malheureusement nos autorités étatiques ont pris les choses avec paradoxe. Or s’il y avait eu les bonnes personnes tout au début, les gens auraient pu agir autrement », soutient Dr Ndour selon qui ces Vips sont les plus fragiles au Covid parce qu’ils présentent pour la plupart des comorbidités.
« Ils présentent des facteurs de risques. Ce sont des diabétiques, des hypertendus, des cancéreux du fait de leur hygiène de vie qui n’est pas des meilleures. Ces gens qui souffrent d’une maladie chronique équilibrée ou non équilibrée, ils décèdent soit du Covid ou d’un facteur décompensant. Il faut dire que le coronavirus peut déséquilibrer le diabétique qui va forcément avoir besoin d’une double prise en charge quand il développe une forme sévère. Les VIP peuvent en même temps avoir besoin de trois à quatre spécialistes c’est-à-dire un diabétologue, un infectiologue… ».
En résumé, notre interlocuteur explique que, « avec la levée des mesures de restrictions, la pandémie s’est installée, et les Vip, les gens qui souffrent de maladies chroniques, les religieux et ceux qui reçoivent beaucoup de personnes, pour ne pas dire les personnes à risques, vont avoir des problèmes, et vont payer les pots cassés ». Toutefois, les Vip ne sont pas logés à la même enseigne que le Sénégalais lambda, nuance toutefois le patron de Suma assistance. « Ils ont les moyens et s’ils présentent un bon dossier au consulat de France pour des raisons humanitaires, ils vont être évacués. Tous les jours, Air France est là », informe Dr Babacar Niang. a la question de savoir si les évacuations sanitaires se font toujours comme avant, il répond : « On n’a jamais arrêté. Sauf que quand on a des problèmes respiratoires, on ne force pas l’avion ».
Le Témoin
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