Ce qui explique cette volte-face de la France, c’est d’abord l’arrivée de Mario Draghi à la tête de l’Italie. Ses relations avec Emmanuel Macron sont bonnes. Les deux hommes ont parlé de ce dossier il y a une semaine. Selon l’Élysée, le chef de l’État français a été sensible à ce « besoin très fort de justice » en Italie alors que « la France a été elle-aussi confrontée au terrorisme ».
Cette décision marque une rupture puisque depuis François Mitterrand, la France abrite ou a abrité sur son sol des ex-activistes italiens comme Cesare Battisti et n’en a que très peu extradés. Pour cette raison, les avocats des Italiens arrêtés ce mercredi parlent de « trahison innommable ».
« La France n’a plus de parole », renchérit le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Le ministre français de la Justice Eric Dupond-Moretti assure lui, au contraire, que Paris respecte strictement la doctrine édictée en 1985 par l’ancien président socialiste français François Mitterrand de ne pas extrader les anciens activistes italiens, sauf ceux ayant commis des crimes de sang : « Je n’ai strictement aucun état d’âme. Je suis fier de participer à cette décision qui, je l’espère, permettra à l’Italie, après quarante ans, de tourner une page de son histoire qui est maculée de sang et de larmes. »
Selon son entourage, Emmanuel Macron met ainsi fin à « des années d’atermoiement, voire à une certaine complaisance » des autorités françaises, dit son entourage. Désormais, ce « sujet est clos », assure la présidence française qui se félicite d’un « moment historique » dans la relation franco-italienne. La justice doit maintenant se prononcer sur leur extradition, au cas par cas.
Cette décision marque une rupture puisque depuis François Mitterrand, la France abrite ou a abrité sur son sol des ex-activistes italiens comme Cesare Battisti et n’en a que très peu extradés. Pour cette raison, les avocats des Italiens arrêtés ce mercredi parlent de « trahison innommable ».
« La France n’a plus de parole », renchérit le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Le ministre français de la Justice Eric Dupond-Moretti assure lui, au contraire, que Paris respecte strictement la doctrine édictée en 1985 par l’ancien président socialiste français François Mitterrand de ne pas extrader les anciens activistes italiens, sauf ceux ayant commis des crimes de sang : « Je n’ai strictement aucun état d’âme. Je suis fier de participer à cette décision qui, je l’espère, permettra à l’Italie, après quarante ans, de tourner une page de son histoire qui est maculée de sang et de larmes. »
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