Confrontés à une baisse continue du prix de la ferraille sur le marché local, les professionnels du secteur lancent un appel aux autorités pour une meilleure régulation de la filière. À Mbour comme à Dakar, les ferrailleurs dénoncent des marges qu'ils jugent déséquilibrées et des conditions de travail de plus en plus difficiles.
Président des ferrailleurs de Mbour, Guallaye Thiam estime que les collecteurs sont les principaux perdants dans la chaîne de valeur. « Les charretiers et autres vendent le kilo de fer à 120 francs CFA, tandis que les transformateurs le revendent à 500 francs CFA. C'est inadmissible », déplore-t-il.
Face à cette situation, il plaide pour la mise en place d'un cadre de concertation entre l'État et les acteurs du secteur. « L'État doit créer une commission réunissant les ferrailleurs afin de fixer un prix équitable de la ferraille », propose-t-il.
Selon lui, malgré leur contribution à l'économie nationale, les ferrailleurs ne bénéficient d'aucun accompagnement. « Nous participons à la construction du pays, mais nous n'en tirons aucun avantage », regrette-t-il.
Revenant sur les précédents régimes, Guallaye Thiam rappelle qu’une commission avait été annoncée sous l’ancien président Macky Sall afin d’accompagner les ferrailleurs avec une somme d’un milliard de francs CFA. « Cette promesse n’a jamais été concrétisée », soutient-il.
Guallaye Thiam estime également que les difficultés de la filière se sont accentuées ces derniers mois. « Depuis l’arrivée du président Bassirou Diomaye Faye et du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, notre situation s’est davantage dégradée », affirme-t-il, tout en rappelant qu'une promesse d'accompagnement financier formulée sous le régime précédent n'a jamais été concrétisée.
« Une commission avait été annoncée avec un appui d'un milliard de francs CFA pour les ferrailleurs, mais cette promesse n'a jamais été tenue », soutient-il, avant d'ajouter que les différents gouvernements n'ont jamais apporté de solutions durables aux problèmes du secteur.
Le responsable des ferrailleurs de Mbour s'interroge également sur l'évolution des prix. « À l'international, les prix augmentent, alors qu'ici ils baissent. Nous ne comprenons pas cette situation », fait-il remarquer.
Revoir le prix de la ferraille
À HLM Rail, à Dakar, le constat est partagé. Ferrailleur depuis plusieurs années, Wagane Pouye affirme que cette baisse des prix fragilise davantage les travailleurs.
« Nous souhaitons que l'État revoie le prix de la ferraille, car notre métier est très pénible », confie-t-il.
Il se dit favorable à l'idée d'un dialogue entre les autorités et les professionnels afin de trouver des solutions. « L'essentiel est qu'une solution soit trouvée pour améliorer les conditions de vente de la ferraille », souligne-t-il.
Évoquant les réalités du métier, Wagane Pouye rappelle que les difficultés ne se limitent pas à la baisse des prix. « La collecte demande énormément d'efforts physiques et nos conditions de travail restent très difficiles », témoigne-t-il.
Alors que la baisse des prix continue d'affecter les revenus de nombreux ménages vivant de cette activité, les ferrailleurs espèrent une réaction des pouvoirs publics afin de mieux organiser et valoriser une filière qu'ils jugent essentielle à l'économie nationale.
Président des ferrailleurs de Mbour, Guallaye Thiam estime que les collecteurs sont les principaux perdants dans la chaîne de valeur. « Les charretiers et autres vendent le kilo de fer à 120 francs CFA, tandis que les transformateurs le revendent à 500 francs CFA. C'est inadmissible », déplore-t-il.
Face à cette situation, il plaide pour la mise en place d'un cadre de concertation entre l'État et les acteurs du secteur. « L'État doit créer une commission réunissant les ferrailleurs afin de fixer un prix équitable de la ferraille », propose-t-il.
Selon lui, malgré leur contribution à l'économie nationale, les ferrailleurs ne bénéficient d'aucun accompagnement. « Nous participons à la construction du pays, mais nous n'en tirons aucun avantage », regrette-t-il.
"Notre situation s’est davantage dégradée"
Revenant sur les précédents régimes, Guallaye Thiam rappelle qu’une commission avait été annoncée sous l’ancien président Macky Sall afin d’accompagner les ferrailleurs avec une somme d’un milliard de francs CFA. « Cette promesse n’a jamais été concrétisée », soutient-il.
Guallaye Thiam estime également que les difficultés de la filière se sont accentuées ces derniers mois. « Depuis l’arrivée du président Bassirou Diomaye Faye et du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, notre situation s’est davantage dégradée », affirme-t-il, tout en rappelant qu'une promesse d'accompagnement financier formulée sous le régime précédent n'a jamais été concrétisée.
« Une commission avait été annoncée avec un appui d'un milliard de francs CFA pour les ferrailleurs, mais cette promesse n'a jamais été tenue », soutient-il, avant d'ajouter que les différents gouvernements n'ont jamais apporté de solutions durables aux problèmes du secteur.
Le responsable des ferrailleurs de Mbour s'interroge également sur l'évolution des prix. « À l'international, les prix augmentent, alors qu'ici ils baissent. Nous ne comprenons pas cette situation », fait-il remarquer.
Revoir le prix de la ferraille
À HLM Rail, à Dakar, le constat est partagé. Ferrailleur depuis plusieurs années, Wagane Pouye affirme que cette baisse des prix fragilise davantage les travailleurs.
« Nous souhaitons que l'État revoie le prix de la ferraille, car notre métier est très pénible », confie-t-il.
Il se dit favorable à l'idée d'un dialogue entre les autorités et les professionnels afin de trouver des solutions. « L'essentiel est qu'une solution soit trouvée pour améliorer les conditions de vente de la ferraille », souligne-t-il.
Évoquant les réalités du métier, Wagane Pouye rappelle que les difficultés ne se limitent pas à la baisse des prix. « La collecte demande énormément d'efforts physiques et nos conditions de travail restent très difficiles », témoigne-t-il.
Alors que la baisse des prix continue d'affecter les revenus de nombreux ménages vivant de cette activité, les ferrailleurs espèrent une réaction des pouvoirs publics afin de mieux organiser et valoriser une filière qu'ils jugent essentielle à l'économie nationale.
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