«Monsieur l'huissier, faites entrer le témoin, Monsieur Oumar Déby». Oumar Déby n'a que 11 ans le 1er avril 1989 quand son grande frère Idriss et les autres alliés zaghwas d'Hissène Habré sont accusés de complot et fuient la capitale. Selon son témoignage, dont la Défense pointe du doigt les approximations, des centaines de militaires encerclent peu de temps après la maison où le jeune Oumar Déby se trouve avec une partie de sa famille. Ils escaladent alors le mur et se cachent dans la ville. « On est devenu des enfants de la rue. Comme des talibés. »
Oumar Déby évoque ensuite une « chasse à l'homme » contre les Zaghawas dans cette région où les gens, dit-il, se réfugiaient dans les montagnes pour échapper aux forces gouvernementales. Une répression qui coûtera la vie à plusieurs de ses frères. Les avocats d'Hissène Habré rappellent quant à eux qu'avant de devenir des victimes, une partie au moins de la famille d'Oumar Déby a collaboré avec Hissène Habré aux pires heures du régime: « Je lui fais comprendre seulement qu'à cette période, qui coïncide avec ce qu'il est convenu d'appeler la répression des Hadjaraï, son frère était ministre de l'Intérieur».
A la barre, le frère du président tchadien s'est présenté comme un simple fonctionnaire, directeur général de la Réserve stratégique. Une fonction dont il a péniblement tenté d'expliquer les compétences.
Source: Rfi.fr
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