Aucun procès-verbal, et aucune trace des cinq prévenus dans le dossier d’instruction. Le juge n’a donc eu d’autre choix que d’ordonner la libération de ces soldats, détenus depuis plus de sept mois. Arrêtés en avril dernier dans la localité d’Uvira, le ministère public a affirmé avoir bien auditionné ces personnes mais leur dossier n’aurait pas été transféré à la cour de Goma.
Ces documents se seraient-ils perdus en route ? L’instruction est pourtant en cours depuis plusieurs mois, relève un avocat des victimes qui s’interroge sur ce manque de rigueur. Un cafouillage qui fait tâche, une semaine à peine après le début de ce procès emblématique.
A ce jour, six prévenus ont été entendus à la barre sur les accusations de violation des consignes, divagation et pillages. Tous ont confirmé avoir entendu des tirs de soldats de l’armée congolaise et parfois constaté des pillages. Mais ils affirment ne pas y avoir participé. La partie la plus délicate du procès, elle, n’a pas encore commencé, celle qui porte sur les accusations de viols. Elle se fera à huis-clos et en présence des victimes, une fois l’audition de tous les prévenus terminée.
Source : Rfi.fr
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