Un an après la signature de l'accord de paix entre l’État du Sénégal et une faction du MFDC, autorités, leaders communautaires et ex-combattants se sont réunis ce mercredi à Bignona. Ils ont plaidé pour le renforcement de cette dynamique de stabilité jugée prometteuse mais nécessitant un accompagnement socio-économique accru.
Cette journée de réflexion a permis aux acteurs de la crise casamançaise de faire le point sur les acquis de l’accord signé le 13 mai 2023. Près de 250 combattants, notamment de la faction Diakaye, avaient alors déposé les armes, marquant un tournant dans ce conflit vieux de 44 ans. Le préfet de Bignona, Mamadou Khouma, a exhorté l'assistance à transformer ces avancées en une « dynamique irréversible de stabilité et de cohésion sociale ».
L’ancien commandant de la faction Diakaye, Fatoma Coly, a salué le rapprochement entre les forces de défense et de sécurité et les ex-combattants. Tout en validant le choix du dialogue comme alternative à la violence, il a toutefois pointé des défis persistants, tels que l'accès à l'eau potable, et a invité les groupes encore en marge du processus à rejoindre la table des négociations.
La société civile et les organisations de femmes ont plaidé pour des mesures concrètes afin de pérenniser cette accalmie. Léonie Gomis, vice-présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, et Henry Ndecky, coordonnateur du COSPAC, ont insisté sur l'urgence de développer des infrastructures de base et de soutenir l'intégration socio-économique des anciens maquisards.
L’enclavement reste une préoccupation majeure pour les populations locales. Lamine Coly, coordonnateur de l’IRAPA, a rappelé que l’amélioration du réseau routier et l’implication des autorités coutumières et religieuses sont des leviers indispensables pour restaurer la confiance et relancer l'économie d'une région durement éprouvée par des décennies de conflit.
Après des opérations militaires d'envergure menées en 2022 contre les bases rebelles, la signature de l'accord de mai 2023 avait permis le retour de nombreuses personnes déplacées dans leurs villages d'origine, amorçant une phase de normalisation que les acteurs réunis à Bignona entendent désormais sécuriser.
-
AGEROUTE : le DRH accuse le DG de "violations flagrantes", Moustapha Fall promet de répondre
-
Ziguinchor : l’accalmie porte le nombre d’enrôlés à l’état civil à 62 000 personnes
-
Élite militaire : les Forces spéciales marines du Sénégal sacrées championnes des « Flintlympics » 2026
-
Adama Barrow reçoit le CEMGA Oumar Wade : renforcement des liens entre la Gambie et le Sénégal au coeur des échanges
-
Préparatifs du pèlerinage de Popenguine : le ministre de l’Intérieur fait le point et annonce un suivi direct des directives





AGEROUTE : le DRH accuse le DG de "violations flagrantes", Moustapha Fall promet de répondre


