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Ziguinchor : l’accalmie porte le nombre d’enrôlés à l’état civil à 62 000 personnes



Ziguinchor : l’accalmie porte le nombre d’enrôlés à l’état civil à 62 000 personnes

Le rétablissement progressif de la sécurité dans le sud du pays porte ses fruits sur le plan administratif. Le nombre de personnes enrôlées à l’état civil dans la région de Ziguinchor est passé de 55 000 à 62 000, a annoncé ce mercredi Henry Ndecky, coordonnateur de la Coordination des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (COSPAC).

 

Cette annonce a été faite à Bignona lors d'une journée de communication consacrée au processus de paix et à la situation dans le Nord-Sindian. Ce bond de 7 000 nouveaux inscrits témoigne de l'impact direct de l'accalmie sur l'accès aux services publics de base pour les populations locales.

 

Henry Ndecky a attribué ces résultats à l’engagement des autorités sénégalaises, saluant particulièrement les directives du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko. Il a rappelé qu'une réunion interministérielle spécifique avait été dédiée à la problématique de l'état civil, permettant d'accélérer les engagements pris dans le cadre de l’accord de paix signé le 13 mai 2023 à Mongone.

 

Au-delà des chiffres, cette normalisation administrative change le quotidien des habitants. Selon le coordonnateur de la COSPAC, le silence des armes permet désormais aux enfants de fréquenter l'école sans crainte et aux acteurs économiques de reprendre leurs activités. « La paix n’est pas un simple destin, mais un futur à construire chaque jour », a-t-il martelé devant le préfet de Bignona, Mamadou Khouma.

 

Face au succès de l'initiative à Ziguinchor, la société civile plaide désormais pour une extension des opérations aux régions de Sédhiou et de Kolda afin de garantir une équité territoriale. Henry Ndecky a également insisté sur la nécessité de maintenir un accompagnement socio-économique pour les ex-combattants du MFDC ayant déposé les armes en mai 2023.

 

Le conflit en Casamance, l'un des plus vieux du continent, connaît une accalmie durable depuis les opérations militaires d'envergure de 2022. Ce climat a favorisé le dépôt des armes de près de 250 combattants de la faction de Diakaye et le retour massif des personnes déplacées dans leurs villages d'origine.



Mercredi 13 Mai 2026 - 23:07


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