Sur le territoire de Budjala, la terre est une richesse, mais les limites des champs sont âprement disputées.
Début juin, un vieux conflit foncier opposant deux familles déclenche des affrontements entre groupements de villageois. Au total, plus de 500 maisons sont incendiées, forçant la fuite de 3500 personnes. Certains déplacés ont depuis trouvé refuge à Budjala, d'autres se sont enfuis en forêt.
Un mois plus tard, la situation sanitaire se dégrade, selon l'abbé Edgar Nduma, coordinateur local de Caritas.
« On assiste à une mortalité infantile prononcée. Comme ils vivent en forêt, ils manquent de presque tout, et l'accès aux soins est difficile. Quand on a deux ou trois sacs de sels, on va leur distribuer. On n'a pas de moyens sur place. »
À Kinshasa, Rigobert Luihnzo, de l'organisation Search for Common Ground, se désole de l'absence de réponse humanitaire et de l'attentisme des autorités face aux conflits fonciers récurrent dans la province du Sud-Ubangui.
« Ce sont des vieux confits qui datent depuis 30, 40 ans, mais il n'y a pas d'implication effective des autorités à différents niveaux. Il y a eu un pourrissement de la situation. »
« Le problème actuel est celui de l'assistance humanitaire pour les déplacés et qui sont parsemés dans la forêt ; certains sont sans abris. Nous sommes pendant une période pluvieuse, il y a beaucoup d'épidémies qui circulent dans notre recoin. Notre territoire et surtout celui de Budjala est la cible de conflits fonciers. Le gouvernement doit nous aider à enfin relancer les limites des groupements, des secteurs et même du village. C'est ce qui pose souvent des problèmes dans notre recoin. »
Début juin, un vieux conflit foncier opposant deux familles déclenche des affrontements entre groupements de villageois. Au total, plus de 500 maisons sont incendiées, forçant la fuite de 3500 personnes. Certains déplacés ont depuis trouvé refuge à Budjala, d'autres se sont enfuis en forêt.
Un mois plus tard, la situation sanitaire se dégrade, selon l'abbé Edgar Nduma, coordinateur local de Caritas.
« On assiste à une mortalité infantile prononcée. Comme ils vivent en forêt, ils manquent de presque tout, et l'accès aux soins est difficile. Quand on a deux ou trois sacs de sels, on va leur distribuer. On n'a pas de moyens sur place. »
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« Le problème actuel est celui de l'assistance humanitaire pour les déplacés et qui sont parsemés dans la forêt ; certains sont sans abris. Nous sommes pendant une période pluvieuse, il y a beaucoup d'épidémies qui circulent dans notre recoin. Notre territoire et surtout celui de Budjala est la cible de conflits fonciers. Le gouvernement doit nous aider à enfin relancer les limites des groupements, des secteurs et même du village. C'est ce qui pose souvent des problèmes dans notre recoin. »
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