C’est une résolution gagnant-gagnant. D’un côté, l’ambassadrice américaine à l’ONU pourra s’afficher auprès de Washington avec une réduction du plafond de troupes de 3 500 hommes et un budget allégé. Mais pour les troupes réellement déployées sur le terrain, le chiffre reste quasi inchangé avec environ 16 000 casques bleus. Dans les faits, c’est uniquement 500 militaires de moins.
Le Conseil de sécurité recentre aussi le mandat de la mission sur la protection des civils et la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre. Pour cela, la Monusco gagne en mobilité et pourra opérer dans l’ensemble de la République démocratique du Congo, notamment avec des troupes plus spécialisées et l’ONU l’espère, mieux formée, en remplaçant les contingents les moins efficaces.
Pour mettre une pression politique sur les autorités congolaises enfin, la résolution demande au secrétaire général de conduire une revue stratégique de la mission d’ici le 30 septembre 2017 pour envisager une adaptation de la force et une stratégie de sortie. Mais à condition que l’accord de la St-Sylvestre soit appliqué et respecté.
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