Les 51 partis et regroupements écartés de la course par la Commission électorale (Céni) ont encore quatre jours pour saisir la Cour constitutionnelle. Le motif de leur exclusion est qu’aucune de ces structures politiques n’a pu atteindre le quota des 290 candidats pour les 484 sièges en jeu, soit 60 %. Seules soixante-six structures politiques sont provisoirement retenues.
Roger Puati, le président du regroupement Alliance des Congolais pour la refondation de la nation (ACRN), qui affirme avoir soumis plus de 300 candidatures, voit dans cette exclusion une manoeuvre du pouvoir contre Denis Mukwege.
« Nous sommes étonnés, confie-t-il au micro de Pascal Mulegwa, notre correspondant à Kinshasa. Il y a un certain nombre d’irrégularités que nous avons constatées. L’inclusivité n’est pas là. Les acteurs au niveau de la Céni ont bien compris que nous soutenons la candidature du docteur Mukwege, et c’est une manière de l’affaiblir, pensent-ils, mais le docteur Mukwege, actuellement, a vraiment le vent en poupe.
Cette manière de faire, nous la déplorons, mais nous ne baissons pas les bras. Nous allons pouvoir présenter les preuves que nous avons bien atteint le seuil, nous allons donc introduire un recours auprès de la Cour constitutionnelle.
La loi électorale a été adoptée avec beaucoup de contestation. Bien sûr, on dit voilà, on veut réduire le nombre de partis politiques, mais aller jusqu’à dire 60 %, ça ce n’est tout simplement pas possible. Donc il y a des mesures discriminatoires qui ne permettent pas que tout le monde puisse concourir à égalité des chances. Les acteurs, que ce soient la Céni, la Cour constitutionnelle, sont effectivement des gens qui sont proches du pouvoir. »
Roger Puati, le président du regroupement Alliance des Congolais pour la refondation de la nation (ACRN), qui affirme avoir soumis plus de 300 candidatures, voit dans cette exclusion une manoeuvre du pouvoir contre Denis Mukwege.
« Nous sommes étonnés, confie-t-il au micro de Pascal Mulegwa, notre correspondant à Kinshasa. Il y a un certain nombre d’irrégularités que nous avons constatées. L’inclusivité n’est pas là. Les acteurs au niveau de la Céni ont bien compris que nous soutenons la candidature du docteur Mukwege, et c’est une manière de l’affaiblir, pensent-ils, mais le docteur Mukwege, actuellement, a vraiment le vent en poupe.
Cette manière de faire, nous la déplorons, mais nous ne baissons pas les bras. Nous allons pouvoir présenter les preuves que nous avons bien atteint le seuil, nous allons donc introduire un recours auprès de la Cour constitutionnelle.
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