Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, leur a souhaité la bienvenue au « Congo, pays agressé », selon ses mots, accusant une nouvelle fois le Rwanda de soutenir la rébellion du M23. Si Kinshasa espère voir des sanctions contre Kigali, les représentants du Conseil restent prudents.
L'un des objectifs de leur visite est d'évaluer la situation sécuritaire dans le Nord Kivu et ils ont réaffirmé leur soutien à la Mission de l'ONU, la Monusco, « la meilleure solution », selon eux, « pour retrouver la paix. »
Les membres du Conseil de sécurité arrivent, ce samedi 11 mars, à Goma. À quelques heures de leur arrivée, Patient Ligodi, notre envoyé spécial dans la région, a fait le tour des sites de déplacés autour de Goma.
« Le M23 nous fait tellement souffrir »
Bizimana vient de Rumangabo. Lui, sa femme et ses cinq enfants ont fui les violences et vivent sous les bâches, à Kanyaruchinya, à proximité de Goma : « Le M23 nous fait tellement souffrir. Ces gens nous tuent comme des bêtes. Ils nous ont même interdit d’aller dans nos champs qui se trouvent à Rumangabo. Si tu oses t’y rendre, ils te tuent ».
Il ne supporte plus la vie du camp. Il espère que le Conseil de sécurité entendra son cri : « Je demande qu’ils nous aident. Nous voulons rentrer chez nous. La vie ici est très difficile. Nous souffrons tellement ! ».
« Actuellement, la situation est dangereuse »
De l’autre côté de la ville, Josée a fui Saké, cité située à moins de 30 km de Goma. Elle et ses enfants ont trouvé refuge, vendredi matin, dans une école du quartier Lac vert. Elle espère aussi que le Conseil de sécurité s’impliquera davantage pour mettre fin à l’avancée du M23 : « Nous avons fui quand nous avons entendu les détonations des bombes au centre même de Saké. Nous avons décidé de fuir, nous qui avons des enfants. Actuellement, la situation est dangereuse ».
Jusqu’à vendredi soir, femmes, enfants et vieillards se rapprochaient de Goma vidant Saké de ses habitants.
L'un des objectifs de leur visite est d'évaluer la situation sécuritaire dans le Nord Kivu et ils ont réaffirmé leur soutien à la Mission de l'ONU, la Monusco, « la meilleure solution », selon eux, « pour retrouver la paix. »
Les membres du Conseil de sécurité arrivent, ce samedi 11 mars, à Goma. À quelques heures de leur arrivée, Patient Ligodi, notre envoyé spécial dans la région, a fait le tour des sites de déplacés autour de Goma.
« Le M23 nous fait tellement souffrir »
Bizimana vient de Rumangabo. Lui, sa femme et ses cinq enfants ont fui les violences et vivent sous les bâches, à Kanyaruchinya, à proximité de Goma : « Le M23 nous fait tellement souffrir. Ces gens nous tuent comme des bêtes. Ils nous ont même interdit d’aller dans nos champs qui se trouvent à Rumangabo. Si tu oses t’y rendre, ils te tuent ».
Il ne supporte plus la vie du camp. Il espère que le Conseil de sécurité entendra son cri : « Je demande qu’ils nous aident. Nous voulons rentrer chez nous. La vie ici est très difficile. Nous souffrons tellement ! ».
« Actuellement, la situation est dangereuse »
De l’autre côté de la ville, Josée a fui Saké, cité située à moins de 30 km de Goma. Elle et ses enfants ont trouvé refuge, vendredi matin, dans une école du quartier Lac vert. Elle espère aussi que le Conseil de sécurité s’impliquera davantage pour mettre fin à l’avancée du M23 : « Nous avons fui quand nous avons entendu les détonations des bombes au centre même de Saké. Nous avons décidé de fuir, nous qui avons des enfants. Actuellement, la situation est dangereuse ».
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