Le Sénégal a réussi à réduire de moitié la faim depuis 2006, alors que le phénomène s’est aggravé dans 13 autres pays africains accompagnés par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). C’est la conclusion d’un rapport de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA).
Intitulé "La révolution verte a échoué en Afrique : vingt ans de données et ce qui fonctionne à la place", ce document consulté par l’APS s’appuie sur les données officielles de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Il dresse le bilan de deux décennies de politiques agricoles depuis 2006.
Le modèle sénégalais face à l’échec de l’AGRA
Selon l’AFSA, le Sénégal a déjà atteint l’objectif que l’AGRA s’était pourtant fixé pour 13 pays du continent : le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Malawi, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie.
Dans ces 13 pays bénéficiaires des programmes de l’AGRA, le nombre de personnes sous-alimentées aurait au contraire augmenté de 58% depuis 2006, souligne le rapport.
«Les auteurs du rapport ont pris le Sénégal pour un modèle en matière de lutte contre la faim au cours des vingt dernières années. Ils tiennent toutefois à préciser que le pays n’a pas trouvé des solutions à tous ses problèmes d’ordre alimentaire», précise l’APS.
Autre enseignement : dans les 13 autres mêmes pays, les superficies cultivées ont augmenté de 46%, mais les rendements des cultures de base ont ralenti par rapport aux douze années qui ont précédé le lancement de l’AGRA.
Mil et sorgho, moteurs de la performance sénégalaise
Pour les auteurs, le Sénégal s’impose comme un modèle de lutte contre la faim sur les vingt dernières années, même s’ils précisent que le pays n’a pas réglé tous ses défis alimentaires.
La performance sénégalaise reposerait notamment sur ses cultures traditionnelles. La production de mil aurait bondi de 85% en vingt ans, tandis que celle du sorgho a progressé de 75%.
Un résultat qui, selon l’AFSA, invite à repenser les stratégies agricoles sur le continent, en misant davantage sur l’agroécologie et les semences locales plutôt que sur le modèle intensif promu par la révolution verte.
Intitulé "La révolution verte a échoué en Afrique : vingt ans de données et ce qui fonctionne à la place", ce document consulté par l’APS s’appuie sur les données officielles de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Il dresse le bilan de deux décennies de politiques agricoles depuis 2006.
Le modèle sénégalais face à l’échec de l’AGRA
Selon l’AFSA, le Sénégal a déjà atteint l’objectif que l’AGRA s’était pourtant fixé pour 13 pays du continent : le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Malawi, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie.
Dans ces 13 pays bénéficiaires des programmes de l’AGRA, le nombre de personnes sous-alimentées aurait au contraire augmenté de 58% depuis 2006, souligne le rapport.
«Les auteurs du rapport ont pris le Sénégal pour un modèle en matière de lutte contre la faim au cours des vingt dernières années. Ils tiennent toutefois à préciser que le pays n’a pas trouvé des solutions à tous ses problèmes d’ordre alimentaire», précise l’APS.
Autre enseignement : dans les 13 autres mêmes pays, les superficies cultivées ont augmenté de 46%, mais les rendements des cultures de base ont ralenti par rapport aux douze années qui ont précédé le lancement de l’AGRA.
Mil et sorgho, moteurs de la performance sénégalaise
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