Selon des résultats encore très partiels du référendum, les Turcs auraient voté dimanche en faveur du renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.
Quelque 55,3 millions de Turcs étaient appelés à se rendre aux urnes dimanche pour se prononcer par référendum sur une révision constitutionnelle qui prévoit notamment la suppression du poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui concentrerait entre ses mains de vastes prérogatives. Après dépouillement de 95% des bulletins de vote, le oui l'emporterait avec 51,8%, selon un journaliste spécialiste de la Turquie.
Le non l'a emporté dans les plus grandes villes, notamment à Istanbul et à Ankara.
Après une tentative de putsch avortée il y a neuf mois, Recep Tayyip Erdogan, 63 ans, issu du Parti de la justice et du développement (AKP), disposerait si le oui est confirmé d'un pouvoir considérablement renforcé et pourrait en théorie rester président jusqu'en 2029. Les ministres seront nommés par le président et ne rendront des comptes qu’à lui. Le chef de l’Etat aura également la possibilité d’adhérer à un parti, ce qui lui est interdit dans la version actuelle de la Constitution.
Parmi les nouvelles prérogatives du président, l’une d’elle lui permettra de dissoudre le parlement, même s’il remettra de fait son mandat en jeu, puisque les deux élections (présidentielle et législative) devront désormais être simultanées. Sa main mise sur le pouvoir judiciaire sera renforcée. Le président turc pourra nommer douze des quinze membres de le Cour constitutionnelle et six des treize membres du Haut Conseil, qui nomme juges et procureurs.
Des chefs de file kurdes en prison
Depuis le coup d'Etat manqué, la Turquie est sous état d'urgence. Quelque 47.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues. Le parti prokurde HDP a ainsi dû faire campagne avec ses deux coprésidents et nombre de ses élus en prison, accusés de liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
«Aujourd'hui, c'est le destin de la Turquie qui est soumis au vote. Tous nos concitoyens vont se rendre aux urnes et voter d'une manière responsable», a pour sa part déclaré Kemal Kiliçdaroglu, le chef du CHP, le principal parti d'opposition social-démocrate et laïc, après avoir voté à Ankara. Samedi, lors d'un meeting, il avait comparé le système voulu par M. Erdogan à «un bus sans freins dont on ne connaît pas la destination».
Quelque 55,3 millions de Turcs étaient appelés à se rendre aux urnes dimanche pour se prononcer par référendum sur une révision constitutionnelle qui prévoit notamment la suppression du poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui concentrerait entre ses mains de vastes prérogatives. Après dépouillement de 95% des bulletins de vote, le oui l'emporterait avec 51,8%, selon un journaliste spécialiste de la Turquie.
Le non l'a emporté dans les plus grandes villes, notamment à Istanbul et à Ankara.
Après une tentative de putsch avortée il y a neuf mois, Recep Tayyip Erdogan, 63 ans, issu du Parti de la justice et du développement (AKP), disposerait si le oui est confirmé d'un pouvoir considérablement renforcé et pourrait en théorie rester président jusqu'en 2029. Les ministres seront nommés par le président et ne rendront des comptes qu’à lui. Le chef de l’Etat aura également la possibilité d’adhérer à un parti, ce qui lui est interdit dans la version actuelle de la Constitution.
Parmi les nouvelles prérogatives du président, l’une d’elle lui permettra de dissoudre le parlement, même s’il remettra de fait son mandat en jeu, puisque les deux élections (présidentielle et législative) devront désormais être simultanées. Sa main mise sur le pouvoir judiciaire sera renforcée. Le président turc pourra nommer douze des quinze membres de le Cour constitutionnelle et six des treize membres du Haut Conseil, qui nomme juges et procureurs.
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